5.3 • La collision continentale
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zone de subduction, les effets du raccourcissement horizontal de cette
croûte: la chaîne montre alors des déversements de sens opposés sur ses
deux versants (fig. 5.6). Or, tout épaississement crustal provoque la naissance d’un relief (chap. III, § 3.2). Les marges et les arcs insulaires actifs
n’échappent pas à cette loi.
Ainsi se créent et s’entretiennent, au rebord des plaques chevauchantes, de hauts reliefs et de profondes racines crustales. La Cordillère
des Andes en est l’exemple le plus frappant. Mais il faut penser aussi aux
arcs insulaires nés d’une subduction intraocéanique. En ce cas, la plaque
chevauchante porte initialement une croûte océanique mince, et non pas
une croûte continentale d’une trentaine de kilomètres d’épaisseur, comme
on peut l’imaginer au début de la subduction sous une marge active. Cette
croûte océanique s’épaissit progressivement par l’addition de roches
magmatiques produites par la subduction jusqu’à émerger en constituant
des îles. Il s’agit en quelque sorte d’un premier pas vers la formation d’une
croûte d’affinité continentale. Les Nouvelles-Hébrides, dont la croûte
atteint aujourd’hui 20 à 30 km d’épaisseur, sont nées de cette manière. Le
relief en ce cas n’est pas moins spectaculaire que celui des Cordillères, du
moins quand on le rapporte à la surface du fond océanique et non au
niveau de la mer.
Les chaînes de subduction constituent l’une des deux principales lignes
de relief qui parcourent la surface de la terre, l’autre, plus spectaculaire
encore, résultant de la collision continentale.
5.3 LA COLLISION CONTINENTALE
(fiches 5.6 à 5.9, 5.11 à 5.17)
Quand une plaque en voie de subduction comporte à la fois une partie
océanique et une partie continentale, il arrive fatalement un moment où
le continent porté par cette plaque arrive au contact avec l’arc ou avec la
marge active portés par la plaque chevauchante. Alors commence la collision
continentale, schématiquement décrite sur la fig. 5.7.
Le premier effet de la collision est d’engager de la lithosphère continentale dans la zone de subduction (fig. 5.7 B). La convergence de plaques,
jusque là facile parce que la plaque plongeante recouverte de croûte
océanique était entraînée par son propre poids dans l’asthénosphère
(fig. 5.7 A: fiche 1.6), devient difficile, bientôt impossible, parce que cette
plaque, lorsqu’elle porte une croûte continentale plus ou moins épaisse,
est moins dense que l’asthénosphère.
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