Généralités
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Les branchies, responsables de la respiration, sont constituées de filaments distincts au
nombre de deux. Elles génèrent également un courant d'eau qui les traverse et ressort par le
siphon exhalant, assurant ainsi la survie de la moule. De plus, les branchies captent les particules
en suspension pour l'alimentation, qui sont ensuite dirigées vers les palpes branchiaux et la
bouche, tandis que les particules non consommables sont rejetées (Ben Younes et al., 2013).
La bouche de la moule est positionnée à l'avant du corps, avec des lèvres prolongées par
deux paires de palpes labiaux. L'œsophage est très court et mène à l'estomac, d'où partent les
diverticules digestifs (foie). L'intestin est relié à l'estomac et se termine par le rectum, qui
traverse le ventricule cardiaque. Le système excréteur comprend deux reins qui communiquent
à la fois avec la cavité péricardique et la cavité palléale, tandis que l'anus est situé près du siphon
exhalant (Ben Younes et al., 2013).
8.3.Biologie de l’espèce
8.3.1. Alimentation
La moule M. galloprovincialis est une espèce microphage, ce qui implique qu'elle se
nourrit de minuscules particules en suspension dans l'eau de mer. Pour qu’elle s’alimente, la
moule utilise un processus de filtration où elle pompe de l'eau de mer à travers ses branchies,
capturant ainsi les particules alimentaires retenues dans ce flux. Ces particules se composent
principalement d'algues microscopiques, de bactéries et de débris organiques, constituant ainsi
la majeure partie de son régime alimentaire, notamment le phytoplancton (Bouchard, 2004).
8.3.2. Reproduction
La moule méditerranéenne est une espèce gonochorique qui ne présente pas un
dimorphisme sexuel. Des occurrences extrêmement rares d'hermaphrodisme simultané ont été
rapportées ; dans de tels cas, l'ovogenèse et la spermatogenèse se produisent dans des tubules
gonadiques distincts, répartis en zones mâles et femelles, dont la localisation et l'ampleur
varient d'un individu à l'autre (His et Cantin, 1995).
La période de maturation sexuelle chez M. galloprovincialis est considérablement
prolongée, avec une période de ponte principalement observée pendant les saisons automnale,
hivernale et printanière. Cependant, il convient de noter que la période de reproduction est
fortement influencée par des facteurs environnementaux, en particulier les conditions
thermiques (Lumare, 1978).
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