6.3 Application à la modélisation des machines tournantes
187
S’agissant enfin de l’expression des flux, elle s’obtient à partir d’un raisonnement
en tout point similaire à celui développé pour la machine à aimantation permanente.
En faisant apparaître les courants instantanés dans la fonction énergétique (6.41),
on établira sans peine les relations donnant les flux en fonction des courants de phase
statoriques et rotoriques. Figurent dans ces relations linéaires les termes d’inductance
cyclique propres aux deux armatures, ainsi que la mutuelle inductance cyclique qui
témoigne de leur couplage magnétique global.
6.3.3 Machine à aimantation induite
Le concept de machine à aimantation induite repose sur les effets électromécaniques
subis par un corps polarisable anisotrope plongé dans un champ extérieur (cf. § 5.3.4).
Comme indiqué sur la figure 6.7, la polarisation du corps mobile (dirigée suivant
Oy R ) privilégie un axe direct de facile aimantation
Ox R d
. Cette polarisation résulte
du champ d’excitation statorique produit selon un axe concourant (Oy S ). Le corps
mobile est alors soumis à un couple qui tend à ramener l’axe de facile aimantation du
rotor dans la direction du champ tournant statorique.
Ox S
Oz
Ox Rd
Ox
Rq
Oy S
Oa
S
J c
Oy R
Oa
R
Oa
RS
Ob
( )
w S
O
Figure 6.7 Machine tournante à aimantation induite
Le milieu anisotrope constituant le rotor étant exploité en régime linéaire, on peut
admettre une loi constitutive de la forme :
B = m 0 H + J x
(6.45)
avec
J x d = m 0 x d H d
J xq = m 0 x q H q
187
S’agissant enfin de l’expression des flux, elle s’obtient à partir d’un raisonnement
en tout point similaire à celui développé pour la machine à aimantation permanente.
En faisant apparaître les courants instantanés dans la fonction énergétique (6.41),
on établira sans peine les relations donnant les flux en fonction des courants de phase
statoriques et rotoriques. Figurent dans ces relations linéaires les termes d’inductance
cyclique propres aux deux armatures, ainsi que la mutuelle inductance cyclique qui
témoigne de leur couplage magnétique global.
6.3.3 Machine à aimantation induite
Le concept de machine à aimantation induite repose sur les effets électromécaniques
subis par un corps polarisable anisotrope plongé dans un champ extérieur (cf. § 5.3.4).
Comme indiqué sur la figure 6.7, la polarisation du corps mobile (dirigée suivant
Oy R ) privilégie un axe direct de facile aimantation
Ox R d
. Cette polarisation résulte
du champ d’excitation statorique produit selon un axe concourant (Oy S ). Le corps
mobile est alors soumis à un couple qui tend à ramener l’axe de facile aimantation du
rotor dans la direction du champ tournant statorique.
Ox S
Oz
Ox Rd
Ox
Rq
Oy S
Oa
S
J c
Oy R
Oa
R
Oa
RS
Ob
( )
w S
O
Figure 6.7 Machine tournante à aimantation induite
Le milieu anisotrope constituant le rotor étant exploité en régime linéaire, on peut
admettre une loi constitutive de la forme :
B = m 0 H + J x
(6.45)
avec
J x d = m 0 x d H d
J xq = m 0 x q H q
