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D. Système respiratoire et circulatoire
Chez certaines holothuries, les arbres respiratoires, reliés au cloaque, permettent l'oxygénation
via le système hémal, qui comprend des vaisseaux le long du tube digestif ainsi que des sinus
et des lacunes (Tortonese et Vadon, 1987). Ce réseau, appelé rete mirabile, est associé à l'arbre
respiratoire gauche et joue un rôle dans le transfert des nutriments et des gaz (Ferguson, 1982).
Les tubules de Cuvier, structures défensives adhésives attachées aux arbres respiratoires,
peuvent être expulsés par le cloaque en réponse à une irritation, notamment chez certaines
espèces de Holothuria et Bohadschia (Purcell et al., 2023).
I.2.4 Écologie et biologie des holothuries
I.2.4.1 Habitat
Les holothuries occupent divers habitats littoraux, tels que les rochers, fonds sableux, vaseux,
et prairies sous-marines, comme celles de Posidonia oceanica (Woodby et al., 2000). Les petits
spécimens se cachent dans les fissures rocheuses, tandis que les plus grands se déplacent sur
des surfaces rocheuses et adoptent souvent un comportement nocturne (Mezali, 1998).
Certaines espèces préfèrent les récifs coralliens ou s’associent aux algues et invertébrés, tandis
que dans les sédiments meubles, elles peuvent s'enfouir partiellement (Belbachir, 2012). La
répartition des holothuries dépend de facteurs comme la profondeur, la nature du substrat, la
disponibilité alimentaire, l’intensité lumineuse, les fluctuations de température et de salinité,
ainsi que la pression des prédateurs (Woodby et al., 2000).
I.2.4.2 Alimentation
Les holothuries se nourrissent principalement de deux façons : elles sont soit suspensivores,
soit dépositivores. Les suspensivores utilisent leurs tentacules pour capturer des particules en
suspension, telles que le phytoplancton, le zooplancton et la matière organique (Massin, 1982).
En revanche, la majorité des holothuries sont dépositivores, ingérant des sédiments riches en
débris organiques et inorganiques. Elles sélectionnent les particules alimentaires en fonction de
leur taille et de leur composition chimique, assurant une assimilation efficace de la matière
organique (Massin, 1982 ; Conand, 1990).
I.2.4.3 Mécanismes de défense
A. Les toxines
Les holothuries possèdent une caractéristique unique : elles libèrent en permanence des toxines
appelées saponines. Ces substances sont à la fois cytotoxiques et hémolytiques, ce qui les rend
dangereuses, voire mortelles, pour la plupart des espèces de poissons. En conséquence, les
holothuries adultes sont généralement à l'abri des prédateurs (Mezali et al., 2016).
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