RESULTATS ET DISCUSSION
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Le dosage chez les différents échantillons, nous a permis de constater que la teneur en
glycogène est très abondante dans les carapaces des crustacés par rapport à la chair. En effet,
elle varie entre 9,35±0,293% et 11,69±2,43% pour les carapaces. En revanche, elle est
comprise entre 0,3481±0,0229% et 1,573±0,681% dans la chair. Les viscères offrent des
teneurs de glycogène de 2,1567±0,0637% du poids sec. Ces valeurs sont voisines de celles
obtenu par Ghorab (2016) sur la chair de A.antennatus et P.longirostris dont les valeurs
varient entre 0,115% et 0,190%. Aussi Boufenar et al (2016) ont enregistré des valeurs de
0,338 ± 0,019 g /100 g chez A.antennatus et 0,349 ± 0,019 g /100 g chez P. longirostris. Par
ailleurs, nos résultats s’accordent avec ceux de Bennacer et al (2008) qui ont obtenu des
teneurs respectives de 0,769±0,072% et 0,873±0,061% chez les mâles et femelle de P.
longirostris et de 0,896±0,108% et 1,093±0,114% chez les mâles et femelle de A.antennatus.
La teneur en glycogène est relativement élevée dans les carapaces des crustacés par rapport à
la chair, ceci est due à la présence de chitine dans les carapaces. En effet, Williams et al
(2016) lorsqu’ils ont fait leur étude sur le crabe Callinectes amnicola. ont conclu que la
carapace avait une valeur énergétique nettement plus élevée en comparaison avec les autres
parties du corps, qu'ils attribuent à la présence de chitine dans l'exosquelette.
Chez les crustacés, les glucides sont très variables selon les stades de mues et le mode
d'alimentation (Maadjel et al, 2008), ils constituent la majorité du matériel de réserve
indispensable à l'élaboration des produits génitaux, particulièrement le glycogène, (Chalabi,
2001 in Maadjel et al, 2008 ; Chalabi, 2001 in Bennacer et al, 2008). Durant le cycle de
mue, le métabolisme glucidique au niveau des divers tissus et dans l’hémolymphe subit
d’importantes variations (Galois, 1987 in Gheid, 2015).
Les glucides en tant qu’éléments énergétiques, jouent un rôle essentiel dans la physiologie des
Arthropodes (Gheid, 2015). Leur taux dans les tissus et l’hémolymphe sont étroitement liés
aux évènements physiologiques tels que la mue et la reproduction (Wiens et Gilbert, 1968 in
Gheid, 2015). Pour les produits aquatiques, la teneur en glycogène de la partie consommée
varie entre 0 et 3 g/100 g (Cahu et al, 2010).
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