V. Déformation des solides
Compte tenu de la relation § 1.3-(2), nous obtenons la loi de Bragg
2d h k l sin e = Â,
' '
155
(13)
définissant l'angle de diffraction Bpar une famille de plans réticulaires (h,k,l) pour
un rayonnement X ou électronique de longueur d'onde Â.
Cependant, même si l'angle d'incidence respecte la loi de Bragg, ce n'est pas pour
autant qu'il y aura un rayon diffracté, car il faut, pour cela, que le facteur de structure
ihkt = L f a,hkl/ra .Ghkl
(14)
a
dont le module carré est proportionnel à l'intensité de l'onde diffractée soit différent de zéro.
,
,
l"e remarque
,
,
,
,
,
,
,
e --- --. ..
Figure 7.
sd
(h,k,l)
L'expression (14) est établie en associant une densité électronique centrée sur
chaque atome. Cette expression implique par exemple que dans le cas de la structure diamant, le facteur.fi22 soit nul. Or l'expérience montre qu'il n'en est rien. En
réalité dans la structure diamant, les électrons de valence se répartissent entre les
atomes pour assurer leurs liaisons (covalentes) et ces masses électroniques non
centrées sur les atomes conduisent bien à un facteur .fi22 non nul. Ceci montre que
le calcul des facteurs de structure n'est pas toujours simple et dépend essentiellement des répartitions électroniques réelles que seule l'application de la mécanique
quantique permet de déterminer. Ceci montre réciproquement que l'étude des
raies diffractées peut permettre de remonter à la répartition électronique dans les
matériaux.
2e remarque
En réalité, les atomes d'un solide porté à une température T stockent une énergie
cinétique globale proportionnelle à la température absolue et oscillent autour de
leurs positions cristallographiques.
Précédent

- 173/316

Suivant