Interaction des rayonnements ionisants dans les tissus
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γ
eΔ m
En d’autres termes, l’énergie transférée au moment de la collision peut être
considérée comme absorbée localement par le milieu. Dans ce cas, le kerma est
spontanément assimilable à la dose absorbée :
tr
E
K D
Δ
≈ Δε Ÿ
=
Si cette fois nous considérons un photon de 1 MeV pour lequel la réaction
prépondérante dans les tissus est l’effet Compton, l’énergie maximale transmissible à un électron du milieu est d’après la formule (2.33) :
( )
( )
2
c max
4 1
0,8 MeV
4 1 1
T
×
≈
=
× +
Pour une telle énergie, d’après la formulation (2.3) de Katz et Penfold, le
parcours serait dans les tissus de 3,1 mm. À cette énergie, nous pouvons postuler que l’énergie transférée n’est plus déposée localement en raison de la longueur du parcours qui n’est plus circonscrite au volume cible.
eγ
Δ m
En conséquence, le kerma ne peut plus être considéré comme égal à la dose :
tr
E
K D
Δ
≠ Δε Ÿ
≠
Cela étant, nous allons voir que même pour ce second cas, sous certaines
conditions, il est possible de parvenir à l’égalité entre le kerma et la dose absorbée.
Considérons un milieu M précédé par du vide, avec une fluence Φ0 initiale
de photons d’énergie E γ . À l’interface, côté vide, nous avons initialement : K =
D = 0. Dans le milieu M, on considère de façon arbitraire un champ de photons incidents provoquant à chaque passage d’une épaisseur dx de matière la
mise en mouvement de deux électrons secondaires dont la portée serait de
quatre épaisseurs dx. Intuitivement, nous constatons que le kerma correspond
à huit unités d’énergie transférées ; puisque cette valeur correspond à l’énergie
totale transférée par les photons aux électrons secondaires.
Comptabilisons l’énergie déposée dans chacune des lames d’épaisseur dx, en
considérant qu’une unité arbitraire d’énergie déposée correspond graphiquement à la longueur d’une trajectoire électronique dans une épaisseur dx.
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