Résultats et Discussions
101
Le taux élevé de résistance observé dans notre étude pour la famille des sulfamides, notamment
vis-à-vis de la molécule Triméthoprime- Sulfaméthoxazole (SXT), atteint 93,02 %, ce résultat
est en accord avec ceux rapportés par plusieurs autres auteurs, dont A. Chaachoua (2021) et
A. Kacimi et T. Ouazzi (2018), qui ont également constaté une résistance moyenne mais
variable. Cependant, nos résultats sont contradictoires avec les résultats rapportés par L.
Agrane et al. (2023). Les variations dans les pratiques d'utilisation des sulfamides dans
différents contextes géographiques ou cliniques pourraient contribuer à ces différences. Par
exemple, des schémas d'antibiothérapie spécifiques peuvent causer ces différentes infections,
les entérocoques doivent être capable de coloniser les tissus de l'organisme de l’hôte, résister
aux mécanismes de défense immunitaire, causer des changements pathologiques. Des pressions
de sélection locales pourraient également favoriser l'émergence de souches résistantes dans
certaines régions. (Hammad et al. 2015 ; Pharmaco médicale. org 2017).
Toutes les souches isolées étaient dotées d'une Gélatinase. Nos résultats rejoignent ceux de
Klibi et al, 2013, concernant des souches isolés des viandes notant que la Gélatinase est une
enzyme qui hydrolyse le collagène et d'autres peptides bioactifs (kamenitsu et al .2001). Cette
enzyme est codée par le gène gelE, situé sur le chromosome bactérien. La présence de ce gène
est l'un des facteurs de virulence associés aux entérocoques généralement observé chez les E.
faecalis et E. faecium (Chaje, cka- Wierzchowska et al, 2017).
Parmi les souches analysés et identifiés (16/43), Enterococcus faecium était la plus détectée
(14/16), suivie d’Enterococcus faecalis. Nos résultats rejoignent ceux de Gomes et al. (2008)
et Pesavento et al. (2014) qui ont signalé qu'E. faecium était l’espèce dominante dans les
aliments analysés. En revanche, Klibi et al. (2013) et Yilmaz et al. (2016) ont rapporté qu'E.
faecalis était l’espèce la plus observée dans les produits laitiers analysés. Ces divergences dans
la fréquence d'identification des entérocoques peuvent être attribuées à plusieurs facteurs, tels
que les variations géographiques, les différences dans les sources de contamination, et les
conditions spécifiques des environnements étudiés.
Des études antérieures ont démontré les propriétés bénéfiques des entérocoques dans les
produits alimentaires, notamment leur capacité à produire des bactériocines, qui prolongent la
durée de conservation des aliments et inhibent les bactéries indésirables (Rohaiem et al., 2016).
Ainsi, l'utilisation des entérocoques peut améliorer le profil de sécurité sanitaire des aliments,
en particulier en contrôlant des pathogènes comme Listeria monocytogenes (Relery et Wertz,
2002 ; Galvez et Ben Omar, 2007). Dans ce contexte, nous avons déterminé l’activité
antagoniste de quelques souches d'entérocoques contre une E. coli pathogène. Les résultats
Précédent

Caractérisation et évaluation de la virulence et de la résistance aux antibiotiques chez les entérocoques isolés dans le milieu marin - 113/154

Suivant