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1.2.1.2. Les fèces
Les fèces des poissons constituent la source principale de MES solides dans un circuit fermé.
(Schumann et Brinker, 2020). La production des fèces est directement corrélée à la quantité
d’aliments ingérés et à la digestibilité des différents ingrédients qui les composent. (Cho et
Bureau, 1997)
La composition des fèces est proche de celle des aliments, et les principaux éléments qui
constituent la matière sèche sont les protéines, les lipides, les glucides, les fibres et les minéraux.
Les fractions non digestibles de l’aliment sont constituées principalement des fibres et des
amidons provenant d’ingrédients végétaux car les poissons carnivores comme les salmonidés
ne possèdent pas de cellulase, ni d’amylase pour les digérer (Cho et Bureau, 1997).
Les fèces sont riches en nutriments, en particulier en azote (N), en phosphore (P) et en
carbone (C), dont les quantités excrétées dépendent à la fois de la qualité et de la quantité des
ingrédients ingérés. Le pourcentage du P ingéré qui est excrété par les fèces est estimé à 30- 50%
et il est de 6-8% pour le N (Dalsgaard et Pedersen, 2011).
La lixiviation de ces nutriments est quasi-immédiate au contact de l’eau (Chen et al., 2003)
et elle peut se prolonger sur plusieurs jours (Kibria et al., 1997).
Les fèces deviennent particulièrement problématiques pour les RAS lorsqu’elles se
désagrègent, que les nutriments qu’elles contiennent se solubilisent et qu’il est alors impossible
de les récupérer via les filtres mécaniques.
Il est impératif de les collecter le plus vite possible depuis leur excrétion par les poissons
pour limiter la dégradation de la qualité d’eau (Dalsgaard et Pedersen, 2011).
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