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1.11. Les pansements hydrocolloïdes
Les pansements hydrocolloïdes sont les plus largement utilisés. Le terme « hydrocolloïdes » décrit
la famille des pansements obtenus à partir de « matériaux colloïdaux » (agents gélifiants) combinés
avec d’autres matériaux tels que des élastomères et des adhésifs. Les agents gélifiants
fréquemment utilisés sont des carboxyméthylcelluloses (CMC), des gélatines et des pectines [13].
Ils existent sous forme de plaques adhésives de tailles, d’épaisseurs variables et de différentes
formes anatomiques (pour le sacrum, le talon, le coude…), de poudres ou de pâtes [4]. Les plaques
sont semi-perméables ou occlusives dont certaines autorisent les échanges gazeux. Elles sont
imperméables aux liquides et aux bactéries. Les pâtes permettent d’atteindre des zones
anfractueuses de la plaie. Les poudres quant à elles renforcent le pouvoir absorbant des plaques
[6].
Les pansements hydrocolloïdes sont souvent utilisés puisqu’ils adhèrent aussi bien sur un site sec
que mouillé, contrairement aux autres textiles [14]. Lorsque les hydrocolloïdes absorbent l’exsudat
de la plaie, ils changent d’état physique et forment un hydrogel. Ce dernier devient alors
progressivement perméable à l’air, assurant les échanges gazeux [15]. Les compresses
hydrocolloïdes présentent généralement une couche extérieure occlusive qui prévient des échanges
de vapeur d’eau entre la plaie et le milieu extérieur maintenant ainsi un milieu humide, chaud et
de pH favorable à la cicatrisation.
1.12. Les pansements hydrogels
Les pansements hydrogels sont un autre exemple de pansements « modernes ». Ce sont des
matériaux hydrophiles gonflés. Dans le domaine des textiles destinés à la cicatrisation tissulaire,
ils sont souvent fabriqués à partir de polymères synthétiques comme des polyméthacrylates et des
polyvinylpyrrolidones. Les pansements hydrogels existent sous forme de plaques, de compresses
imprégnées et de gels. Dans le cas des dispositifs médicaux, ce sont généralement des polymères
réticulés qui peuvent absorber et retenir l’eau. Un pansement hydrogel nécessite souvent d’être
recouvert par une seconde couche de protection comme une gaze, il a besoin d’être changé
régulièrement et peut être utilisé comme dispositif de première ou de seconde intention. Comme
ils contiennent un taux important d’eau (> 50 %), ils sont plutôt utilisés pour humidifier les plaies
non exsudatives [4]. Leur utilisation sur des plaies exsudatives est déconseillée car leur fort taux
d’humidité ne leur permet pas d’avoir une forte capacité d’absorption. L’accumulation de fluide
dans la plaie pourrait alors conduire à la macération de la peau et à une prolifération bactérienne
pouvant engendrer une surinfection de la plaie voire une septicémie [6].
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Élaboration et caractérisation de pansements innovants à base de chitosane marin. - 28/90

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