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Néanmoins, l’hydrogel est la forme groupant le plus de caractéristiques désirées dans le design
d’une « compresse idéale ». Cette forme est adaptée pour le nettoyage des plaies sèches ou
nécrosées en réhydratant les tissus morts. La plupart des textiles en hydrogels sont non-réactifs
avec les tissus biologiques, perméables aux métabolites et non-irritants . Ils procurent un
environnement humide, favorable à la cicatrisation. Ils sont aussi non-adhérents aux plaies
engendrant une réduction de la douleur et ont par conséquent une haute acceptabilité par le patient.
De plus, les pansements hydrogels ne laissent pas de résidus de fibres sur la plaie, ils sont
malléables et augmentent la ré-épithélialisation de la blessure [6].
1.13. Les pansememts de carboxyméthylcellulose (CMC, dites aussi hydrofibres)
Ces pansements sont composés majoritairement (> 50 %) de fibres non tissées de
carboxyméthylcellulose (CMC) pure. Ils existent sous forme de compresses ou de mèches.
Une seule gamme de pansement est vendue sur le marché français : Aquacel® du laboratoire
Convatec. Ces fibres présentent l’avantage de se transformer au contact des exsudats en gel
cohésif. Elles sont caractérisées par leur forte capacité d’absorption et de rétention qui permet
d’éviter une macération au niveau de la plaie. Le gel obtenu s’adapte parfaitement au lit de la plaie
ne laissant pas d’espaces vides qui sont des foyers potentiels de colonisations microbiennes. Le
laboratoire Convatec revendique également un pouvoir de séquestration bactérienne permettant de
limiter la prolifération bactérienne au niveau de la plaie. De plus, cette transformation en gel
apporte un environnement humide à la plaie, favorable à la cicatrisation.
1.14. Les pansements interfaces
Les pansements interfaces sont constitués d’une trame enduite de polymères de différents types,
tels que du gel de silicone. Ils se distinguent des simples pansements gras par une adhérence faible
(absence de migration de la substance imprégnée ou enduite), afin de limiter le traumatisme et la
douleur lors du retrait de pansement.
Les interfaces sont recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour des plaies
chroniques aux phases de bourgeonnement et d’épidermisation ainsi que pour les plaies aiguës en
phase d’épidermisation lors d’un traitement séquentiel. La HAS recommande aussi leur utilisation
dans les cas spécifiques de peau fragile telles que les lésions bulleuses1 [14].
1.15. Les pansements hydrocellulaires
Les pansements hydrocellulaires sont constitués de polymères absorbants (généralement en
mousse polyuréthane). Ils existent sous forme de plaques adhésives ou non avec des tailles et des
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Élaboration et caractérisation de pansements innovants à base de chitosane marin. - 29/90

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