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Physique statistique
Pour des particules dans une boîte cubique
d´ i
dV
= −
2
3
´ i
V
(cf. équation (18) déduite de
l’équation (2.22)), donc :
P =
2
3
i

´ i
V
=
2
3
E
V
(58)
ce qui nous permet de retrouver une fois de plus l’équation d’état d’un gaz parfait :
PV =
2
3 E.
Remarque. Il est important d’insister sur le fait que pour étudier les gaz de Fermi ou
de Bose, on applique l’ensemble grand canonique aux micro-états à une particule et non
aux particules elles-mêmes. La philosophie de l’approche est donc différente de celle que
nous avons utilisée dans le chapitre 7 où nous avons étudié les propriétés d’une particule
à l’aide de l’ensemble canonique. Par voie de conséquence, la fonction de partition grand
canonique est le produit des fonctions de partition associées à chaque micro-état. Comme
ceux-ci sont discernables les uns des autres, il n’y a pas lieu d’introduire le fameux facteur
N! nécessaire à un traitement correct du gaz parfait classique (sections 5.4 et 5.5).
Les expressions que nous avons obtenues dans cette section peuvent sembler à première
vue différentes de celles que nous avons calculées dans la section 9.1.1. En fait, il n’en
est rien. En effet, la somme
i portant sur tous les micro-états à une particule peut
être remplacée, lorsque les niveaux d’énergie sont nombreux et rapprochés, par une intégrale sur l’énergie des états à une particule. Nous avons vu, dans la section 9.1.1, que
le nombre de micro-états à une particule dont l’énergie est comprise entre ´ et ´ + d´ est
égale, lorsque ´ > 0, à :
g
2pV
h 3 (2m)
3/2 √
´
(59)
Cette expression résulte du dénombrement des micro-états dans l’espace de phase
(équation 2). L’équation (59) représente en quelque sorte la dégénérescence des niveaux
d’énergie compris entre ´ et ´ + d´. En conséquence, pour les systèmes macroscopiques,
une excellente approximation des expressions obtenues dans cette section peut être faite
par la substitution suivante :
i
. . . → g
2pV
h 3 (2m)
3/2
∞
0
√
´ . . . d´
(60)
celle-ci permet de retrouver tous les résultats de la section 9.1.1. Par exemple :
N =
i
1
exp(
´ i − m
kT
) + 1
= g
2pV
h 3 (2m)
3/2
∞
0
√
´d´
exp(
´ − m
kT
) + 1
(61)
On retrouve l’équation (12). Nous laissons le soin au lecteur de vérifier les autres
équations. L’approximation (60) n’est valable que pour les énergies ´ qui ne sont pas
trop proches du niveau le plus bas. Pour une boîte cubique, il faut typiquement que
´
p 2 2
2mV 2/3 et que le nombre de particules soit grand, i.e. être dans le cadre de la
limite thermodynamique. Ceci n’est pas un problème pour un gaz classique, ou pour un
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