Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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de l’espèce. Nous nous apercevons alors, qu’il y a un amalgame de terminologie dans (SEEBENS
et al., 2013) qui pourrait conduire à des erreurs systématiques.
II.2.6 Modélisation de la probabilité d’introduction ou d’arrivée Pij(Intro)
Dans cette section nous expliquons le modèle de l’accumulation du biofouling dans la coque du
navire, développé à partir des études mondiales ayant suivi l’accumulation du fouling en fonction
du temps. Nous exposons les données utilisées pour cette modélisation, la méthodologie suivie et
la validation des résultats obtenus pour le choix du modèle adéquat pour estimer le pourcentage
de couverture du fouling.
II.2.6.1 Modèle de bioaccumulation du Fouling
L'ampleur de la salissure biologique sur un navire peut être caractérisée de plusieurs façons,
notamment: le nombre d'espèces qui ont colonisé une surface (richesse spécifique), la biomasse
formée par l’adhésion de ces espèces, l’abondance et la densité de ces espèces foulantes ou la
mesure dans laquelle ces espèces couvrent la surface disponible (pourcentage de couverture). Dans
cette étude nous développons un modèle pour estimer le pourcentage de couverture et non pas la
richesse spécifique, car la richesse en espèce comme seule mesure nous en dit très peu sur
l'encrassement biologique, par exemple 10 espèces de macroalgues contre 10 espèces de
microalgues représentent une richesse de 10, mais sont très différentes en ce qui concerne leur
impact sur le transport maritime et la biodiversité marine. De même 5 espèces de gastéropodes et
5 espèces de polychètes représentent la même richesse spécifique mais impactent le navire de
manière très différente. Par contre, le taux de couverture, englobe à la fois la richesse spécifique,
le nombre d’individus (pression de propagule) et la mesure dans laquelle les espèces occupent une
surface donnée. La biomasse serait une mesure idéale pour le biofouling des navires, parce qu’elle
représente le surplus de poids qui entrave l’avancée du navire en augmentant les forces de
cisaillement de l’eau, et ainsi provoquer une surconsommation de carburant (SCHULTZ, 2007).
Cependant la difficulté d’obtenir cette information et la difficulté de sa conversion à partir d’une
surface nous ne permet pas de l’utiliser.
Plusieurs études écologiques ont montré que la richesse spécifique et le pourcentage de couverture
des salissures biologiques varie avec le temps. De manière générale, cette variation commence par
une augmentation rapide de la richesse et du taux de couverture au fur et à mesure que les
organismes occupent l’espace nu, suivie d’une phase stationnaire, voire d’un déclin de la richesse
à mesure que les espèces interagissent entre elles (prédation, compétition). Des études mondiales
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 81/217

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