Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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Figure II-5. Changement de la probabilité d'Alien pour β=3,29 et pour différentes valeurs de ϒ, appliquée à nos
données (MS Excel 2016).
Nous avons fait des simulations sur MS Excel, pour étudier le modèle donné par l’équation 5, pour
différentes valeurs de ϒ et pour une valeur de β = 3.39. On a constaté que ϒ varie d’un port a un
autre, mais pour un port donné i, ϒ est constant. La probabilité d’Alien diminue chaque fois ϒ
augmente, et la pente des courbes croissantes dépend de la distance ϒ choisie (Fig.II-5), où : dij
(km) est la distance géographique entre le port i et le port d’Arzew, ϒ en (km). La figure II-5 mis
en évidence que le caractère de sigmoïdale est respectée même pour β = 3.39. La nécessité de
calibrer ce paramètre de forme β vient du fait que, dans (SEEBENS et al., 2013) ce paramètre a
été ajusté en se basant sur un ensemble de données globales d’évènements d’introduction d’ENIs,
en plus de données de trafic maritime différentes de nos données, tout en s’appuyant sur un
estimateur statistique qu’est le RMSE (Racine Carrée de l’Erreur Quadratique Moyenne) pour le
choix des différents paramètres du modèle. L’une des erreurs commise dans (SEEBENS et al.,
2013) est que ce paramètre a été ajusté en comparant les prédictions du modèle Pij(Inv) aux
évènements d’invasion enregistré dans le monde, or le Pij(Inv) utilisé par cet auteur est en réalité
une probabilité d’introduction des espèces. Effectivement, la combinaison des probabilités
d’introduction (d’arrivée) (Pij(Intro)), de l’Alien (Pij(Alien)) et d’établissement (Pij(Estab)) ne
peut pas estimer le risque d’invasion mais le risque que l’espèce persiste dans l’environnement
récepteur, en d’autres termes on estime le risque d’une introduction réussite sans pour autant
impliquer les mécanismes biologiques et écologiques déterminants du processus d’invasion,
comme la résistance biotique des espèces, la niche écologique de l’espèce, la physiologie même
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 80/217

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