Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
67
L’auteur décrit cette probabilité comme étant la probabilité qu'une espèce indigène dans le port
donneur i soit non indigène dans le port destinataire j. Cette probabilité est estimée par dissimilarité
biogéographique(TUOMISTO et al., 2003; THIELTGES et al., 2009) qu’elle est supposée
augmenter sigmoïdalement avec la distance géographique dij entre les sites (TUOMISTO et al.,
2003). Ici, β > 0 est un paramètre de forme et ϒ c’est une échelle géographique caractéristique sur
laquelle la composition des espèces ne change pas (SPALDING et al., 2007). La probabilité
Pij(Alien) est un élément crucial de ce modèle et tient compte du fait que la probabilité de nouvelles
introductions augmente avec la dissimilitude spécifique entre les communautés donatrices et
réceptrices. Ce terme garantit notamment que le risque d’invasion entre deux ports proches est
négligeable, ce qui renforce l'hypothèse selon laquelle les environs d'un port ne devraient contenir
presque que des espèces qui sont déjà présentes dans ce port (SEEBENS et al., 2013). A noter,
que Pij(Alien) identifie la possibilité qu'une espèce soit non indigène, mais ne différencie pas si
cette espèce a ou non un impact négatif potentiel sur l'écosystème recevant. Ce modèle ne prend
pas en compte le phénomène de propagation secondaire où les distances les plus proches favorisent
l’introduction d’une espèce non-indigène entre les ports adjacents.
Avec ϒ =1000 km. La similarité en composition des espèces entre deux communautés diminue
souvent quand la distance entre elles augmente. Tandis que ce phénomène de similarité qui
diminue avec la distance est un modèle commun en biogéographie, le taux réel à laquelle la
similarité diminue avec la distance est récemment adopter (THIELTGES et al., 2009). Le choix
de la valeur de ϒ est basé sur des études bibliographiques qui considèrent qu’à partir de 1000 Km
la composition biogéographique des espèces change (SEEBENS et al., 2013). La plus grande
distance géographique des ports de provenance des navires ayant fait escale à Arzew est de
1.83×10
4
km (port de Naoetsu au Japon), la plus petite étant 34.67 km (port de Mostaganem). Nous
avons assigné une probabilité de l’Alien ∼ 0 pour la distance la plus courte (34.67km), qui se
trouve dans la même écorégion côtière du port d’Arzew (mer d’Alboran) afin de tirer le paramètre
de forme β et l’ajuster à nos données.
í µí¼· = −
í µí²í µí²(í µí±· í µí²í µí² (í µí±¨í µí²í µí²í µí²í µí²))
í µí²í µí²(í µí¿+
í µí»¾
í µí² í µí²í µí²
)
, β = 3.39.
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biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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L’auteur décrit cette probabilité comme étant la probabilité qu'une espèce indigène dans le port
donneur i soit non indigène dans le port destinataire j. Cette probabilité est estimée par dissimilarité
biogéographique(TUOMISTO et al., 2003; THIELTGES et al., 2009) qu’elle est supposée
augmenter sigmoïdalement avec la distance géographique dij entre les sites (TUOMISTO et al.,
2003). Ici, β > 0 est un paramètre de forme et ϒ c’est une échelle géographique caractéristique sur
laquelle la composition des espèces ne change pas (SPALDING et al., 2007). La probabilité
Pij(Alien) est un élément crucial de ce modèle et tient compte du fait que la probabilité de nouvelles
introductions augmente avec la dissimilitude spécifique entre les communautés donatrices et
réceptrices. Ce terme garantit notamment que le risque d’invasion entre deux ports proches est
négligeable, ce qui renforce l'hypothèse selon laquelle les environs d'un port ne devraient contenir
presque que des espèces qui sont déjà présentes dans ce port (SEEBENS et al., 2013). A noter,
que Pij(Alien) identifie la possibilité qu'une espèce soit non indigène, mais ne différencie pas si
cette espèce a ou non un impact négatif potentiel sur l'écosystème recevant. Ce modèle ne prend
pas en compte le phénomène de propagation secondaire où les distances les plus proches favorisent
l’introduction d’une espèce non-indigène entre les ports adjacents.
Avec ϒ =1000 km. La similarité en composition des espèces entre deux communautés diminue
souvent quand la distance entre elles augmente. Tandis que ce phénomène de similarité qui
diminue avec la distance est un modèle commun en biogéographie, le taux réel à laquelle la
similarité diminue avec la distance est récemment adopter (THIELTGES et al., 2009). Le choix
de la valeur de ϒ est basé sur des études bibliographiques qui considèrent qu’à partir de 1000 Km
la composition biogéographique des espèces change (SEEBENS et al., 2013). La plus grande
distance géographique des ports de provenance des navires ayant fait escale à Arzew est de
1.83×10
4
km (port de Naoetsu au Japon), la plus petite étant 34.67 km (port de Mostaganem). Nous
avons assigné une probabilité de l’Alien ∼ 0 pour la distance la plus courte (34.67km), qui se
trouve dans la même écorégion côtière du port d’Arzew (mer d’Alboran) afin de tirer le paramètre
de forme β et l’ajuster à nos données.
í µí¼· = −
í µí²í µí²(í µí±· í µí²í µí² (í µí±¨í µí²í µí²í µí²í µí²))
í µí²í µí²(í µí¿+
í µí»¾
í µí² í µí²í µí²
)
, β = 3.39.
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