Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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les moyennes pour chaque colonne de variables et une matrice de variance-covariance S de
dimensions n × n qui contient les variances pour chaque colonne le long des principales valeurs
de covariances diagonales et par paires de colonnes ailleurs (MANLY et ALBERTO, 2016).
𝑫
𝟐 (𝒙 𝒎 ) = (𝒙 𝒎 − 𝒙 ̅)
𝑻 𝑺
−𝟏 (𝒙 𝒎 − 𝒙 ̅)
(2)
(𝑫
𝟐 (𝒙 𝒎 ) =
(△ 𝑻𝒆𝒎𝒑𝒆𝒓𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆 ,△ 𝑺𝒂𝒍𝒊𝒏𝒊𝒕𝒚 ,△ 𝑪𝒉𝒍𝒐𝒓𝒐𝒑𝒉𝒚𝒍𝒍𝒆 𝜶 ,△ 𝑫𝒊𝒔 𝒐𝒙𝒚 ,△ 𝑵𝒊𝒕𝒓𝒂𝒕𝒆 ,△ 𝑷𝒉𝒐𝒔𝒑𝒉𝒂𝒕𝒆 ,△ 𝑷𝒉𝒚𝒕𝒐 ,△ 𝑷𝒓𝒊𝒎 𝒑𝒓𝒐𝒅 ,△ 𝑺𝒊𝒍𝒊𝒄𝒂𝒕𝒆 ,△ 𝑪𝒖𝒓𝒓 𝒗𝒆𝒍𝒐 )
En supposant que le port d’Arzew est le centre de cette distribution multivarié avec comme vecteur
moyen 𝑥̅ de n variables environnementales de ce port, la distance de chaque port ayant un vecteur
de variables environnementale xm par rapport au port d’Arzew, peut-être calculé avec la formule
(1).
Dans notre cas, les n variables environnementales des 126 ports donneurs ont été extraites avec
QGIS puis sauvegardé sur MS Excel sous forme d’une matrice A avec 28 variables
environnementales en colonnes, et 126 observations en lignes, qui reflètent les 126 ports donneurs
(m=126 et n=28). Ces variables sont représentées par les valeurs minimales, maximales et
moyennes des paramètres abiotiques suivants : vitesse des courants, salinité de l’eau de mer,
température, production primaire, concentration en phytoplancton, chlorophylle, oxygène
moléculaire dissout, nitrate, phosphate, en plus du PH moyen.
En supposant l’existence d’une niche fondamental défini par un vecteur de conditions climatiques
optimales pour les espèces du fouling (port d’Arzew), la distance séparant chaque point dans
l’espace environnemental (port donneur) à la niche fondamentale reflètera le degré d’appartenance
de chaque emplacement (port) à cette niche et par conséquent le degré de l’adéquation
environnementale de cet emplacement par rapport au port d’Arzew. Une première hypothèse
stipule que, plus la distance d’un port donneur est proche du port d’Arzew, plus les espèces en
provenance de ce port sont susceptible d’appartenir à la niche fondamentale et plus ils ont la
capacité de s’établir dans ce port récepteur. Une deuxième hypothèse sous-jacente est que les
espèces modélisées sont réparties de manière optimale le long des axes de niche et que tout écart
par rapport aux conditions moyennes (optimales) est associé à une moindre aptitude. Une telle
hypothèse est conforme à la théorie de la niche, qui suggère l'existence de conditions
environnementales optimales pour une espèce en plus des maxima et minima, en dehors desquels
l'espèce ne peut pas exister (HUTCHINSON et MACARTHUR, 1959; WHITTAKER et
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 74/217

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