CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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présenter une légère quantité de biofouling (couche de boue, barnacle, et jusqu'à un certain
pourcentage de début de de salissures ou de croissance d'algues, selon la zone du navire examinée),
b) les navires qui séjournent plus de 20 jours ou qui visitent des lieux qui ne sont pas des lieux de
première arrivée sont uniquement autorisés à avoir une couche de mucus et de barnacle. Dans la
mesure, le ministère néo-zélandais des industries primaires (MPI) peut prendre des mesures
concernant les navires qui présentent un risque grave de biofouling.
De même, le gouvernement australien a imposé de suivre des réglementations spécifiques pour les
navires accostant dans l’un de ses ports, la directive contient des exigences spécifiques en matière
de revêtements antisalissure, des mesures à suivre pour le nettoyage des coques à l’eau, d’entretien
de système antifouling…etc., cette directive est disponible sur le site du département d’agriculture,
d’eau et de l’environnement d’Australie.
Aux Etats Unis d’Amérique, les garde -côte américains (USCG), l'agence de protection de
l'environnement américaine (EPA) et l'État de Californie ont intégré des réglementations spécifiant
des mesures opérationnelles visant à prévenir la propagation des espèces aquatiques envahissantes
par le biais de l'encrassement biologique (ABS, 2019). En plus des exigences fédérales
américaines, l'État de Californie a appliqué des exigences locales, en vigueur depuis le 1
er
octobre
2017. En effet, la « California State Lands Commission » (CSLC) a approuvé l'article 4.8 du code
de réglementation de la Californie dans le but de : a) s'aligner sur les directives de l'OMI de 2011
par la résolution MEPC.207(62), b) se concentrer sur les efforts visant à prévenir l'accumulation
de salissures biologiques sur les surfaces mouillées d'un navire, c) faire progresser rapidement les
ports Californiens vers l'élimination d'espèces non indigènes entrant dans leur eaux , ou dans les
eaux qui peuvent avoir un impact sur les eaux portuaires de la Californie, sur la base de la meilleure
technologie disponible économiquement réalisable. Cette réglementation s'applique à tous les
navires de 300 UMS, enregistrées et plus, transportant ou pouvant transporter d'eau de ballast, qui
arrivent dans un port californien, à l'exception des navires énumérés dans la section 71202 du
Public Resources Code (c'est-à-dire les navires des forces armées et les navires en passage innocent
(ABS, 2019)).
I.11 Conclusion
Le transport maritime est un vecteur très important (voir le plus important) dans la dissémination
des espèces et la redistribution du biote en accélérant le phénomène de l’homogénéisation globale.
Les espèces non-indigènes ont un impact inéluctable sur l’environnement hôte. Ces espèces
peuvent impacter les services écosystémiques rendues par la mer, la biodiversité marine,
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 64/217

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