CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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Les escales au port d’Arzew font ressortir une légère différence entre par exemple un LPG Tanker
et un LNG Tanker. Les General Cargo sont ceux qui passent le plus de temps en rade mais leur
séjour à quai est relativement court (Tab.I-5).
I.9.6 Nettoyage de la coque dans les ports de provenance
Aujourd'hui, la salissure de la coque des navires est gérée dans certains cas par des revêtements
antisalissures, complétés par un nettoyage sous-marin de la coque. Pendant le nettoyage, il faut
éviter d'endommager et d'user les revêtements, afin de maximiser leur durée de vie et de réduire la
libération d'antifouling dans l’eau. Dans la mesure du possible, le nettoyage doit cibler les premiers
stades de l'encrassement, en utilisant des forces minimales. La fréquence de nettoyage (mensuelle
ou bimensuelle) a un effet significatif sur le maintien du taux d’encrassement à un niveau faible.
OLIVEIRA et GRANHAG (2020) ont conclu que le revêtement AF nécessitait des nettoyages
bimensuels pour maintenir la salissure à un niveau débutant, tandis que le revêtement FR avait un
niveau d'encrassement similaire, même sans nettoyage.
Plusieurs technologies, méthodes et appareils existent aujourd’hui pour le nettoyage sous-marin
des coques des navires, ces techniques sont rangées en deux catégorie : le nettoyage manuel de la
coque, et les méthodes de nettoyage sans contact. Le premier type comprend : les systèmes de
nettoyage à brosse rotative motorisée, les brosses de nettoyage non alimentées, les dispositifs
rotatifs alimentés. Pour la deuxième catégorie elle comprend : le jet d’eau à haute pression, le jet
d’eau à cavitation, les technologies de nettoyage par ultrason, les technologies de nettoyage au
laser.
I.10 Cadre réglementaire de la gestion du biofouling des coques des navires
Très peu de normes obligatoires visant à réduire le biofouling des coques des navires sont
appliquées à l’échelle internationale. Cependant, le comité de protection du milieu marin de l’OMI
a instauré des régulations en juillet 2011 (Résolution MEPC.207(62), voir IMO (2011)) visant à
minimiser le transfert des espèces aquatiques envahissantes par le biofouling des coques des
navires. L’objectif de ces directives de l’OMI est de : a) fournir des orientations pratiques aux
États, aux capitaines, exploitants et propriétaires de navires, aux constructeurs de navires, aux
installations de réparation, de mise en cale sèche et de recyclage des navires, aux opérateurs de
nettoyage et d'entretien des navires, aux concepteurs de navires, aux sociétés de classification, aux
fabricants et fournisseurs de peintures antisalissure et à toute autre partie intéressée, sur les mesures
à prendre pour réduire au minimum le risque de transfert d'espèces aquatiques envahissantes par
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 61/217

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