CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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les zones de niche n'offraient pas de protection aux organismes de l'encrassement biologique face
aux conditions physico-chimiques défavorables dans l'Arctique. Les algues encrassées semblent
être plus tolérantes aux conditions physico-chimiques de transport pendant les voyages dans
l'Arctique que les invertébrés mobiles, sessiles et sédentaires. Les résultats de cette étude suggèrent
que les assemblages d'encrassement biologique sur les navires ont généralement une faible survie
pendant les voyages dans l'Arctique.
Par ailleurs, la durée de voyage , la zone de la coque affectée, et les routes maritimes ont un impact
conséquent sur la survie des espèces de fouling (COUTTS et al., 2010a; COUTTS et al., 2010b;
CHAN et al., 2016).
I.9.5 Temps de séjour aux ports et latitude des ports de provenance
Les contraintes auxquels le biote fait face lors de la traversé du navire, réduisent significativement
la composition, le taux et la densité de ce dernier (COUTTS et al., 2010a; COUTTS et al., 2010b).
C’est dans les conditions stationnaires du navire que le biofouling se produit. Toute structure
immergé dans l’eau de mer se fait coloniser graduellement (en fonction du temps) par les
organismes salissants (CANNING-CLODE et al., 2010; SIEVERS et al., 2014; FERRARIO et al.,
2019b). Le taux de d’accumulation des espèces de fouling dans une surface immergée diffère selon
la composition chimique de cette surface et selon la latitude de la zone concernée. Des études ayant
suivi l’accumulation du fouling dans des écorégions mondiales, ont pu démontrer que la richesse
spécifique et le taux de couverture de ce dernier varie avec le temps (CANNING-CLODE et al.,
2010). Globalement, cette variation commence par une augmentation rapide de la richesse et du
taux de couverture, suivi d’une phase stationnaire, voire d’un déclin. Ses mêmes études affirment
que les tropiques présentent une plus grande richesse à l’échelle régionale que les régions
subtropicales ou tempérées (SCHOENER et al., 1978; CANNING-CLODE et al., 2010;
CANNING-CLODE et al., 2011; FREESTONE et OSMAN, 2011). Les durées de stationnements
typiques des navires dans les ports varient selon le type de navire et de son mode d’exploitation ;
généralement ces périodes vont de 3 à 60 jours (BOUDA, 2016; DAVIDSON et al., 2020).
Tableau I-5. Durée de séjour selon le type de navire au port d’Arzew durant la période 2013-2016 (EPA 2016)
Type de navire
Séjour moyen en Rade
(jours)
Séjour moyen à quai
(jours)
LPG Tankers (Butaniers) Liquifier Petroleum Gas
2.31
1.21
LNG Tankers (Méthanier) Liquified Natural Gas
2.57
1.98
General Cargo (Cargo general)
4.02
1.67
Bulk Carrier (Vraquiers)
2.42
4.44
Oil/Chemical Tanker (Pétroliers/Chimiquiers)
2.33
1.77
Others
2
4.59
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