CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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marin, elle est généralement colonisée très rapidement par une variété d'espèces marines (GALIL
et ZENETOS, 2002; BENSARI et al., 2020; TEMPESTI et al., 2020). Les algues, les éponges, les
moules, les balanes et d'autres espèces "encrassantes" peuvent se fixer directement sur la coque
des navires, tandis que des espèces vagiles peuvent être présentes parmi elles (GOLLASCH,
2002). Si les évaluations de l'encrassement biologique dans son ensemble semblent avoir été peu
nombreuses, un certain nombre d'études ont examiné l'importance relative du transport maritime
par rapport à d'autres voies, et certaines ont examiné l'encrassement de la coque en tant que sousvecteur du transport maritime. Ces études sont compliquées par le fait que les informations sont
souvent incomplètes ; et que de nombreuses espèces ont probablement été introduites par plusieurs
vecteurs à différentes époques et dans différentes zones géographiques (GALIL, 2007b).
Cependant, une analyse de MOLNAR et al. (2008) s'appuyant sur des informations provenant de
plus de 350 bases de données et autres sources, a montré que pour les 329 espèces marines
invasives considérées, le transport maritime était la voie la plus courante (69 %), l'aquaculture
(41%), les canaux (17%), le commerce des aquariums (6%) et le commerce des fruits de mer
vivants (2%). Sur les 205 espèces introduites par voie maritime et pour lesquelles suffisamment
d'informations étaient disponibles, 39 % ont été introduites par l'encrassement de la coque, 31 %
par les eaux de ballast et le reste par les deux vecteurs combinés.
Une étude de GOLLASCH (2002) sur les vecteurs d'introduction d’ENIs dans la mer du Nord, liés
aux navires commerciaux entre 1992 et 1996 a révélé que les échantillons d'encrassement
biologique de la coque, prélevés sur 186 navires commerciaux visitant les ports allemands,
contenaient deux fois plus d'espèces non indigènes que les échantillons d'eau de ballast (74 % des
espèces identifiées provenaient du biofouling) (GOLLASCH, 2002). Malgré les différences
inévitables dans la méthodologie d’échantillonnage, l’étude a conclu que l’encrassement de la
coque était un vecteur très important, voir le plus important en termes d’introduction des ENIs.
En outre, dans un papier soumis à l’IMO (BLG 12/11in (JACKSON, 2008)), il est reporté que le
biofouling des coques des navires était responsable de : 74% des espèces marines non indigènes
transporté à l’île Hawaïenne (ELDREDGE et CARLTON, 2002);
42% des espèces marines introduites involontairement au Japon (OTANI, 2006);
69% des arrivées d'espèces marines adventices en Nouvelle-Zélande, avec 21%
supplémentaires probablement sous forme de biofouling ou dans les eaux de ballast
(CRANFIELD et al., 1998) ;
78% des introductions d’espèces marines à la baie de Port Philip en Australie (HEWITT
et al., 2004b);
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marin, elle est généralement colonisée très rapidement par une variété d'espèces marines (GALIL
et ZENETOS, 2002; BENSARI et al., 2020; TEMPESTI et al., 2020). Les algues, les éponges, les
moules, les balanes et d'autres espèces "encrassantes" peuvent se fixer directement sur la coque
des navires, tandis que des espèces vagiles peuvent être présentes parmi elles (GOLLASCH,
2002). Si les évaluations de l'encrassement biologique dans son ensemble semblent avoir été peu
nombreuses, un certain nombre d'études ont examiné l'importance relative du transport maritime
par rapport à d'autres voies, et certaines ont examiné l'encrassement de la coque en tant que sousvecteur du transport maritime. Ces études sont compliquées par le fait que les informations sont
souvent incomplètes ; et que de nombreuses espèces ont probablement été introduites par plusieurs
vecteurs à différentes époques et dans différentes zones géographiques (GALIL, 2007b).
Cependant, une analyse de MOLNAR et al. (2008) s'appuyant sur des informations provenant de
plus de 350 bases de données et autres sources, a montré que pour les 329 espèces marines
invasives considérées, le transport maritime était la voie la plus courante (69 %), l'aquaculture
(41%), les canaux (17%), le commerce des aquariums (6%) et le commerce des fruits de mer
vivants (2%). Sur les 205 espèces introduites par voie maritime et pour lesquelles suffisamment
d'informations étaient disponibles, 39 % ont été introduites par l'encrassement de la coque, 31 %
par les eaux de ballast et le reste par les deux vecteurs combinés.
Une étude de GOLLASCH (2002) sur les vecteurs d'introduction d’ENIs dans la mer du Nord, liés
aux navires commerciaux entre 1992 et 1996 a révélé que les échantillons d'encrassement
biologique de la coque, prélevés sur 186 navires commerciaux visitant les ports allemands,
contenaient deux fois plus d'espèces non indigènes que les échantillons d'eau de ballast (74 % des
espèces identifiées provenaient du biofouling) (GOLLASCH, 2002). Malgré les différences
inévitables dans la méthodologie d’échantillonnage, l’étude a conclu que l’encrassement de la
coque était un vecteur très important, voir le plus important en termes d’introduction des ENIs.
En outre, dans un papier soumis à l’IMO (BLG 12/11in (JACKSON, 2008)), il est reporté que le
biofouling des coques des navires était responsable de : 74% des espèces marines non indigènes
transporté à l’île Hawaïenne (ELDREDGE et CARLTON, 2002);
42% des espèces marines introduites involontairement au Japon (OTANI, 2006);
69% des arrivées d'espèces marines adventices en Nouvelle-Zélande, avec 21%
supplémentaires probablement sous forme de biofouling ou dans les eaux de ballast
(CRANFIELD et al., 1998) ;
78% des introductions d’espèces marines à la baie de Port Philip en Australie (HEWITT
et al., 2004b);
