CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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espèces exotiques de la mer Rouge, telles que la moule Brachidontes pharaonis se sont également
répandues aussi loin à l'ouest (la Sicile) dans les salissures des navires. En outre, les routes
commerciales maritimes ont permis à la Méditerranée d'exporter et d’importer du biote : le crabe
portunidés de l'Indopacifique occidental, Charybdis hellerii, qui est présent dans la Méditerranée
orientale depuis les années 1920, a été transporté dans des citernes de ballast vers l'Amérique
latine. D’autres espèces telles que la raiponce veinée, Rapana venosa, originaire de la mer du
Japon, se sont répandues dans les mers Égée et Adriatique, probablement par le transport de larves
dans les eaux de ballast depuis la mer Noire (STREFTARIS et al., 2005).
I.6.4.1 L’eau de ballast des navires
Les navires chargent du lest à bord pour ajuster sa flottabilité, assurer sa stabilité et améliorer sa
manœuvrabilité. Les ballasts des navires se présentent en deux formes : a) ballasts solides et b)
ballastes liquides. Pour la première catégorie, il s’agit essentiellement de matériaux solides utilisés
comme lest empaquetés à la main dans les navires. Les chercheurs en bioinvasion pensent que
plusieurs espèces ont voyagé avec du ballast solide, soit attaché directement aux pierres de ballast,
soit chargé d'une autre manière par le processus de ballastage, et ont survécu au transport dans des
cales de ballast humides (GRIGOROVICH et al., 2003). En plus des organismes marins, plusieurs
espèces de plantes (probablement transportées sous forme de graines) et d'insectes auraient été
introduites avec du ballast solide (CARLTON, 2011). Ce type de ballast n’existe plus aujourd’hui.
Pour la deuxième catégorie, elle se présente sous forme d’un liquide constitué d’eaux de mer
portuaires, chargées et déchargées lors des opérations de chargement et de déchargement de la
marchandise. Ces eaux portuaires pompés à l’intérieur des citernes de ballast offrent des
possibilités de propagation de milliers d'espèces (GELLER et al., 1993), allant des virus aux
poissons (GOLLASCH et al., 2002). En outre, les sédiments qui s'accumulent au fond des ballasts
constituent un refuge pour les espèces. Comme les navires constituent une part essentielle du
commerce mondial, responsable de plus de 90 % de toutes les cargaisons en poids, ils continueront
à fournir de nombreuses possibilités de redistribution des espèces à l'échelle mondiale (MINCHIN,
2007).
I.6.4.2 Le biofouling des coques des navires
L'encrassement biologique marin, généralement appelé Biofouling, peut être défini comme
l'accumulation des organismes vivants par l’adhésion, la croissance et la reproduction sur des
surfaces artificielles immergées dans l'eau de mer (IMO, 2011). Lorsqu'une nouvelle surface, qu’il
s'agisse d'une coque de navire, d'une jetée ou d'un radeau de mariculture, est placée dans le milieu
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 42/217

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