CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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Les navires peuvent transporter les espèces exotiques dans les eaux de ballast, ou sous forme de
salissures de la coque. Les salissures de la coque des navires (biofouling) ont été reconnues comme
un vecteur important d'introduction d'espèces exotiques, lorsque des polychètes serpulidés non
indigènes ont été trouvés pour la première fois en Méditerranée (STREFTARIS et ZENETOS,
2006). Il est probable que d'autres introductions précoces, voire beaucoup d'autres, aient été
négligées.
Figure I-9. Carte de densité du trafic maritime en Méditerranée reconstituée à partir des données AIS (INERIS,
2019).
La navigation a été impliquée dans la dispersion de nombreux organismes néritiques, qu'il s'agisse
de micro-organismes, de macrophytes ou de poissons. L’eau de mer est généralement pompée dans
des réservoirs de ballast lors du déchargement de la cargaison et est déchargé lors du chargement
de cette dernière. Les eaux de ballast sont donc principalement constituées d'eaux portuaires qui
peuvent contenir de nombreux organismes exotiques viables même après de longs voyages. Une
fois ces organismes sont rejetés dans un nouvel environnement portuaire, certains d'entre eux
peuvent commencer à concurrencer les espèces indigènes et à perturber les écosystèmes locaux
(LÓPEZ et RICHTER, 2017a).
Le transport maritime est également un vecteur important pour les introductions secondaires, c'està-dire la dispersion d'une espèce non-indigène au-delà de son lieu d'introduction primaire (Fig.I9). Les algues largement envahissantes Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa ont été
disséminées en Méditerranée par des navires, des bateaux de pêche et de plaisance. Plusieurs
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Les navires peuvent transporter les espèces exotiques dans les eaux de ballast, ou sous forme de
salissures de la coque. Les salissures de la coque des navires (biofouling) ont été reconnues comme
un vecteur important d'introduction d'espèces exotiques, lorsque des polychètes serpulidés non
indigènes ont été trouvés pour la première fois en Méditerranée (STREFTARIS et ZENETOS,
2006). Il est probable que d'autres introductions précoces, voire beaucoup d'autres, aient été
négligées.
Figure I-9. Carte de densité du trafic maritime en Méditerranée reconstituée à partir des données AIS (INERIS,
2019).
La navigation a été impliquée dans la dispersion de nombreux organismes néritiques, qu'il s'agisse
de micro-organismes, de macrophytes ou de poissons. L’eau de mer est généralement pompée dans
des réservoirs de ballast lors du déchargement de la cargaison et est déchargé lors du chargement
de cette dernière. Les eaux de ballast sont donc principalement constituées d'eaux portuaires qui
peuvent contenir de nombreux organismes exotiques viables même après de longs voyages. Une
fois ces organismes sont rejetés dans un nouvel environnement portuaire, certains d'entre eux
peuvent commencer à concurrencer les espèces indigènes et à perturber les écosystèmes locaux
(LÓPEZ et RICHTER, 2017a).
Le transport maritime est également un vecteur important pour les introductions secondaires, c'està-dire la dispersion d'une espèce non-indigène au-delà de son lieu d'introduction primaire (Fig.I9). Les algues largement envahissantes Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa ont été
disséminées en Méditerranée par des navires, des bateaux de pêche et de plaisance. Plusieurs
