CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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surmonter une série d'obstacles géographiques, de survie, de reproduction et de dispersion avant
de pouvoir finalement se développer dans un nouvel environnement. Durant cette phase finale
d'invasion, l'espèce peut finalement être affectée par des cycles d'expansion et de ralentissement
et passer par des périodes de déclin ou de croissance de population, comme cela a été observé chez
plusieurs espèces exotiques marines au cours des premières années d'invasion (ROS et al., 2020).
Dans cette étude, nous utiliserons le terme "espèce envahissante" conformément à la description
précédente pour inclure toutes les espèces exotiques potentiellement invasive, c'est-à-dire qu'elles
sont capables d'établir des populations viables, peuvent s'étendre dans des zones non colonisées
de la mer d’Alboran (où se situe le port d’Arzew), et qu'elles sont capables de nuire à
l'environnement, à l'économie ou à la santé humaine.
Figure I-5. Nombre d'enregistrements d’espèces non-indigènes et cryptogéniques en
Méditerranée(KATSANEVAKIS et al., 2020).
Les espèces marines envahissantes sont considérées comme l'une des principales causes de la perte
de biodiversité en Méditerranée (GALIL, 2007b; COLL et al., 2010), modifiant potentiellement
tous les aspects des écosystèmes marins et autres écosystèmes aquatiques. Elles représentent un
problème croissant en raison du taux sans précédent de leur introduction (ZENETOS et al., 2010;
KATSANEVAKIS et al., 2014a) et des impacts inattendus et nuisibles sur l'environnement,
l'économie et la santé humaine (GALIL, 2007a). Il s'agit d'un phénomène général qui s'étend à
toutes les régions de la Méditerranée (GALIL, 2007a; ZENETOS et al., 2010; GALIL, 2012).
C'est pourquoi les espèces envahissantes sont considérées comme des " espèces focales " et doivent
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 27/217

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