CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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présentant une grande activité en 2020 sont représentés par le port d’Alger en tête de liste, le port
de Skikda, le port de Bejaia, le port d’Oran et celui d’Annaba en dernier (UNCTAD 2020).
I.3 Synthèse bibliographique sur les espèces invasives
Les espèces exotiques, parfois appelées espèces introduites ou non indigènes, sont des plantes
et/ou des animaux qui ont été introduits, de manière intentionnelle ou non volontaire, et qui ont
établi des populations et se sont répandus à l'état sauvage dans la nouvelle région hôte (SHINE et
al., 2000). Dans leurs domaines vitaux, ces espèces vivent en équilibre avec leur environnement
local d'origine, et les populations sont contrôlées par les interactions de l'écosystème telles que la
prédation, le parasitisme et les maladies. Cependant, une fois qu'elles arrivent dans un nouvel
environnement, elles peuvent s'établir et devenir envahissantes (OTERO et al., 2013).
Selon la définition de l'UICN, également adoptée par la Convention sur la diversité biologique, les
"espèces exotiques envahissantes" (EEE, souvent abrégées en "espèces envahissantes") sont des
espèces exotiques qui s'établissent dans des écosystèmes ou des habitats naturels ou semi-naturels
et deviennent un agent de changement, augmentant leur abondance et leur distribution et menaçant
la diversité biologique indigène (RODRÍGUEZ et al., 2012). Les EEE sont introduites en dehors
de leur aire de répartition naturelle par une action humaine, directe ou indirecte, et peuvent nuire
à la biodiversité ou aux services écosystémiques en concurrençant et parfois en remplaçant les
espèces indigènes, et en provoquant des changements complexes dans la structure et la fonction
du nouvel écosystème hôte (GALIL, 2007b; GALIL, 2009). Les espèces envahissantes doivent
souvent leur succès dans la colonisation de nouveaux écosystèmes à certaines caractéristiques qui
les rendent plus difficiles à contrôler et à contenir. Ces caractéristiques comprennent la capacité à
se développer dans différents environnements et de tolérer un large éventail de conditions
environnementales, des taux de croissance et de reproduction élevés, un manque de prédateurs
naturels et une capacité à exploiter une variété de sources de nourriture. Ces espèces invasives sont
difficiles à prévoir, car leur passage du statut « non-indigène » au statut « invasive » ne se produit
pas toujours. En général, le processus d'invasion se compose de plusieurs étapes majeures, depuis
le transport d'une espèce dans de nouveaux habitats jusqu'à son établissement et sa propagation
éventuelle (Fig. 5). Chacune de ces étapes est limitée par un ensemble de barrières qui déterminent
si l'espèce passera ou non à l'étape suivante du processus d'invasion et finalement devenir une
espèce envahissante (BLACKBURN et al., 2011). Une espèce dite « aliène » doit progressivement
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