CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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être surveillées dans toutes les régions du monde (POMEROY et al., 2004). Plus de 5 % des
espèces marines de la Méditerranée sont désormais considérées comme des espèces non indigènes
(ZENETOS et al., 2012). Selon les derniers examens régionaux, 13,5% de ces espèces sont
classées comme invasive par nature, les macrophytes (macroalgues et herbes marines) étant le
groupe dominant en Méditerranée occidentale et dans la mer Adriatique, tandis que les polychètes,
les crustacés, les mollusques et les poissons dominent la Méditerranée orientale et centrale
(GALIL, 2009; ZENETOS et al., 2010; ZENETOS et al., 2012). La grande majorité des espèces
exotiques se trouvent en Méditerranée orientale; certaines sont situées exclusivement dans le
bassin sud-est, d'autres sont limitées au bassin occidental, tandis que d'autres ont colonisé
l'ensemble de la Méditerranée. Les études les plus récentes estiment à 957 ENI établies et non
établies en Méditerranée (ZENETOS et al., 2019). KATSANEVAKIS et al. (2020) dans leur bases
de données géoréférenciés sur les évènements d’introduction des ENI en Méditerranée, ont
répertoriés 5376 évènements d’introduction de 239 ENIs ou cryptogénique de 1972 à 2020 (Fig.I5). Ces ENIs sont réparties entre 192 Animaux, 24 Plantes, 23 Chromistes.
Une bonne compréhension des mécanismes et de l'ampleur de l'impact des espèces exotiques
envahissantes sur les services écosystémiques et la biodiversité est une condition préalable à une
hiérarchisation efficace des actions visant à prévenir les nouvelles invasions ou à développer des
mesures d'atténuation (KATSANEVAKIS et al., 2014b).
Les invasions biologiques mettent gravement en péril la conservation de la biodiversité et des
ressources naturelles. Elles sont considérées comme l'un des plus importants moteurs directs de la
perte de la biodiversité et mettent une pression majeure sur plusieurs types d'écosystèmes, sur la
santé humaine, et causent des pertes économiques substantielles (GROSHOLZ, 2002;
PERRINGS, 2002; WALLENTINUS et NYBERG, 2007). La mondialisation rapide et les
tendances croissantes du commerce par voie maritime, ont accéléré les invasions biologiques
marines, en augmentant les taux de nouvelles introductions par diverses voies, telles que la
navigation, les canaux de navigation, l'aquaculture et le commerce des aquariums (HULME, 2009;
KATSANEVAKIS et al., 2013). Il faut noter que l’impact des ENI est dans la plupart des cas
négatifs, mais peut avoir dans certain cas un impact positif (WALLENTINUS et NYBERG, 2007).
Selon leur impact, on peut classer les ENIs en 4 grands axes : a) des ENIs ayant un impact sur les
services écosystémique, b) des ENIs qui ont un impact sur la biodiversité, c) des ENIs qui
impactent l’économie, d) des ENIs qui nuisent à la santé humaine. Il est très commun qu’une
espèce ait deux impacts, c’est-à-dire, avoir un impact économique et sur les services
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être surveillées dans toutes les régions du monde (POMEROY et al., 2004). Plus de 5 % des
espèces marines de la Méditerranée sont désormais considérées comme des espèces non indigènes
(ZENETOS et al., 2012). Selon les derniers examens régionaux, 13,5% de ces espèces sont
classées comme invasive par nature, les macrophytes (macroalgues et herbes marines) étant le
groupe dominant en Méditerranée occidentale et dans la mer Adriatique, tandis que les polychètes,
les crustacés, les mollusques et les poissons dominent la Méditerranée orientale et centrale
(GALIL, 2009; ZENETOS et al., 2010; ZENETOS et al., 2012). La grande majorité des espèces
exotiques se trouvent en Méditerranée orientale; certaines sont situées exclusivement dans le
bassin sud-est, d'autres sont limitées au bassin occidental, tandis que d'autres ont colonisé
l'ensemble de la Méditerranée. Les études les plus récentes estiment à 957 ENI établies et non
établies en Méditerranée (ZENETOS et al., 2019). KATSANEVAKIS et al. (2020) dans leur bases
de données géoréférenciés sur les évènements d’introduction des ENI en Méditerranée, ont
répertoriés 5376 évènements d’introduction de 239 ENIs ou cryptogénique de 1972 à 2020 (Fig.I5). Ces ENIs sont réparties entre 192 Animaux, 24 Plantes, 23 Chromistes.
Une bonne compréhension des mécanismes et de l'ampleur de l'impact des espèces exotiques
envahissantes sur les services écosystémiques et la biodiversité est une condition préalable à une
hiérarchisation efficace des actions visant à prévenir les nouvelles invasions ou à développer des
mesures d'atténuation (KATSANEVAKIS et al., 2014b).
Les invasions biologiques mettent gravement en péril la conservation de la biodiversité et des
ressources naturelles. Elles sont considérées comme l'un des plus importants moteurs directs de la
perte de la biodiversité et mettent une pression majeure sur plusieurs types d'écosystèmes, sur la
santé humaine, et causent des pertes économiques substantielles (GROSHOLZ, 2002;
PERRINGS, 2002; WALLENTINUS et NYBERG, 2007). La mondialisation rapide et les
tendances croissantes du commerce par voie maritime, ont accéléré les invasions biologiques
marines, en augmentant les taux de nouvelles introductions par diverses voies, telles que la
navigation, les canaux de navigation, l'aquaculture et le commerce des aquariums (HULME, 2009;
KATSANEVAKIS et al., 2013). Il faut noter que l’impact des ENI est dans la plupart des cas
négatifs, mais peut avoir dans certain cas un impact positif (WALLENTINUS et NYBERG, 2007).
Selon leur impact, on peut classer les ENIs en 4 grands axes : a) des ENIs ayant un impact sur les
services écosystémique, b) des ENIs qui ont un impact sur la biodiversité, c) des ENIs qui
impactent l’économie, d) des ENIs qui nuisent à la santé humaine. Il est très commun qu’une
espèce ait deux impacts, c’est-à-dire, avoir un impact économique et sur les services
