Introduction générale
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en Algérie mais ne suffisent pas pour refléter la réalité du terrain, d’où la nécessité d’autres
investigations dans cet axe.
b) Objectif de la recherche
Le premier travail dans cette thématique en Algérie, a été adopté par BOUDA et al. (2016);
(BOUDA et al., 2017) qui ont évalué l’importance des eaux de ballast et du biofouling dans
l’introduction des ENIs au port d’Arzew et ont démontré la vulnérabilité de ce port face à ce
phénomène. Leur travail sur le biofouling se résume dans le développement d’une estimation
mathématique pour calculer la surface maximale que peut prendre le fouling dans les coques des
navires arrivant au port d’Arzew. Cependant, cette estimation manque de certains paramètres
influençant l’accumulation du fouling dans le navire, d’où la nécessité de compléter leurs travaux
par d’autres paramètres que nous avons pu développer dans cette étude.
Le modèle de biofouling développé dans ce travail de thèse est une suite logique du modèle
proposé par BOUDA et al. (2017) en utilisant une approche différente avec plus de paramètres tels
que : la vitesse du navire lors de sa traversée du port donneur au port destinataire, l’efficacité du
système antifouling du navire, le type de revêtement antifouling utilisé, la latitude et la durée de
séjour des navires dans chaque port de provenance.
Notre recherche consiste à développer une méthodologie qui permet d’évaluer le risque
d’introduction des espèces invasives, liée au transport maritime, appliquée au port d’Arzew et
d’établir une liste des ENIs introduites au port de pêche d’Alger avec leur impact potentiel. Nous
traitons le mode d’introductions qui est la biosalissure de la coque. Le choix du port d’Arzew
comme site d’étude pour l’application du modèle s’explique par la difficulté d’obtenir des données
du port commercial d’Alger qui présente le trafic maritime le plus élevé en Algérie.
En plus de l’étude de BOUDA et al. (2017) sur le port d’Arzew, la vulnérabilité de ce port a été
aussi démontré dans l’étude de BENSARI et al. (2020) qui ont recensé la présence de 10 espèces
non-indigènes et cryptogéniques dans ce port. De ce fait, la présente étude a été entamé dans
l’optique d’une gestion efficace et conforme du biofouling des coques des navires au port d’Arzew
en vue d’inciter les autorités responsables à généraliser ce genre d’études sur l’ensemble des ports
Algériens, tout en s’accordant avec les directives de l’Organisation Maritime Internationale
(OMI).
L’organisation maritime internationale, a adopté en Juillet 2011, la résolution MEPC.207(62)
relative au biofouling, et visant à contrôler et à gérer l’encrassement biologiques des navires en
vue de réduire au minimum le transfert d’espèces aquatiques envahissante (IMO, 2011). Dans cette
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 16/217

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