Introduction générale
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(FOFONOFF et al., 2018). Elle s'est propagée par les coques des navires en Europe, en Amérique
du Nord et en Nouvelle-Zélande. Les tentatives d'éradication dans la baie de Shakespeare en
Nouvelle-Zélande sur une superficie de 1 km², ont coûté 407 244,03 EUR, et ont échoué. En raison
de préoccupations concernant les impacts sur les fermes conchylicoles voisines de cette baie, un
programme intensif de surveillance et d'éradication a été lancé en juillet 2006 dans la baie de
Shakespeare et dans les Marlborough Sounds (sur une superficie de 750 km²), qui s'est poursuivi
pendant deux ans jusqu'à ce que l'éradication ne soit plus considérée comme faisable. L'arrêt des
efforts de contrôle a entraîné une ré-infestation rapide (COUTTS et FORREST, 2007; FORREST
et HOPKINS, 2013). L'éradication a été tentée à Holyhead Harbour, au Pays de Galles, au
Royaume-Uni, où l'espèce était confinée à une petite marina et non répertoriée ailleurs, pour un
coût estimé à 316 220,74 EUR (KLEEMAN, 2009). Le processus d'éradication a été initialement
couronné de succès, mais la marina a été rapidement recolonisée et D. vexillum s'est finalement
propagé avec des navires colonisés par le biofouling, tout autour du littoral britannique (NIMMO
et al., 2011). Cette espèce est présente dans les marinas de la Méditerranée, selon les derniers
relevés des spécialistes (FERRARIO et al., 2019a). De ce fait, la prédiction de nouvelles
introductions d’ENIs est plus que nécessaire afin de minimiser le transfert de ces espèces et
d’épargner à nos côtes des pertes économiques accrues. La modélisation mathématique
probabiliste est l’une des méthodes qui a montré son efficacité dans ce genre d’analyses en
traduisant des évènements physiques par un langage probabiliste.
L’Algérie avec ses 1622 Km de trait de côte se trouve liées à un réseau internationale important
de trafic maritime ; qui la relie à toutes les mers et océans du monde. En effet, le commerce
international de Algérie s’effectue à 95 % par voie maritime. Moyennement, dix mille navires y
transitent chaque année, à travers un réseau portuaire composé de douze 12 ports de commerce
(BOUDA, 2016). De ce point de vue, la menace des espèces invasives pourrait être conséquente
pour l’Algérie. Il serait donc, judicieux et nécessaire d’évaluer le risque d’introduction et
d’invasion des ENIs par le biofouling des coques des navires dans ce pays, à travers une
modélisation mathématique et en utilisant comme cas d’étude les ports attirant le plus de trafic
maritime.
Cette nécessité découle du fait qu’en Algérie, peu de travaux ont été consacrées aux espèces
introduites par le transport maritime. GRIMES et al. (2018) ont établi une liste des espèces
introduites basée sur différentes sources comme la littérature scientifique, y compris les rapports
techniques, les thèses de doctorat, les articles scientifiques, les bases de données des espèces non
indigènes et les plateformes web. Néanmoins, ces études ont contribué à la connaissance des ENIs
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(FOFONOFF et al., 2018). Elle s'est propagée par les coques des navires en Europe, en Amérique
du Nord et en Nouvelle-Zélande. Les tentatives d'éradication dans la baie de Shakespeare en
Nouvelle-Zélande sur une superficie de 1 km², ont coûté 407 244,03 EUR, et ont échoué. En raison
de préoccupations concernant les impacts sur les fermes conchylicoles voisines de cette baie, un
programme intensif de surveillance et d'éradication a été lancé en juillet 2006 dans la baie de
Shakespeare et dans les Marlborough Sounds (sur une superficie de 750 km²), qui s'est poursuivi
pendant deux ans jusqu'à ce que l'éradication ne soit plus considérée comme faisable. L'arrêt des
efforts de contrôle a entraîné une ré-infestation rapide (COUTTS et FORREST, 2007; FORREST
et HOPKINS, 2013). L'éradication a été tentée à Holyhead Harbour, au Pays de Galles, au
Royaume-Uni, où l'espèce était confinée à une petite marina et non répertoriée ailleurs, pour un
coût estimé à 316 220,74 EUR (KLEEMAN, 2009). Le processus d'éradication a été initialement
couronné de succès, mais la marina a été rapidement recolonisée et D. vexillum s'est finalement
propagé avec des navires colonisés par le biofouling, tout autour du littoral britannique (NIMMO
et al., 2011). Cette espèce est présente dans les marinas de la Méditerranée, selon les derniers
relevés des spécialistes (FERRARIO et al., 2019a). De ce fait, la prédiction de nouvelles
introductions d’ENIs est plus que nécessaire afin de minimiser le transfert de ces espèces et
d’épargner à nos côtes des pertes économiques accrues. La modélisation mathématique
probabiliste est l’une des méthodes qui a montré son efficacité dans ce genre d’analyses en
traduisant des évènements physiques par un langage probabiliste.
L’Algérie avec ses 1622 Km de trait de côte se trouve liées à un réseau internationale important
de trafic maritime ; qui la relie à toutes les mers et océans du monde. En effet, le commerce
international de Algérie s’effectue à 95 % par voie maritime. Moyennement, dix mille navires y
transitent chaque année, à travers un réseau portuaire composé de douze 12 ports de commerce
(BOUDA, 2016). De ce point de vue, la menace des espèces invasives pourrait être conséquente
pour l’Algérie. Il serait donc, judicieux et nécessaire d’évaluer le risque d’introduction et
d’invasion des ENIs par le biofouling des coques des navires dans ce pays, à travers une
modélisation mathématique et en utilisant comme cas d’étude les ports attirant le plus de trafic
maritime.
Cette nécessité découle du fait qu’en Algérie, peu de travaux ont été consacrées aux espèces
introduites par le transport maritime. GRIMES et al. (2018) ont établi une liste des espèces
introduites basée sur différentes sources comme la littérature scientifique, y compris les rapports
techniques, les thèses de doctorat, les articles scientifiques, les bases de données des espèces non
indigènes et les plateformes web. Néanmoins, ces études ont contribué à la connaissance des ENIs
