Conclusion générale
143
(WSA =23.99×10
5
m² pour les Tankers pétroliers/chimiquiers, WSA = 16.35×10
5
m² pour les
Tankers GPL et WSA = 13.91×10
5
m² pour les Tankers GNL). La contribution de chaque catégorie
de navire au risque d’invasion est dominée par les Tankers GPL avec 39.87% suivi par les Tankers
pétroliers/chimiquiers (34%), les Tankers GNL (15.14%) et les vraquiers avec 6.65%. Ces résultats
montrent une grande concordance entre la jauge brute (surface mouillée) et le risque d’invasion.
La gestion efficace du biofouling par l’application d’un revêtement antisalissure et le nettoyage
régulier de la coque permet de réduire significativement le taux d’adhésion des espèces du fouling.
Nous avons montré que le revêtement AF (InterswiftVR 6800 HS, AkzoNobel) peut réduire le
risque d’invasion des écorégions à très haut risque, de 23.58% à 47.49%, tandis que le revêtement
FR (IntersleekVR 1100SR, AkzoNobel) présente une réduction à hauteur de 14.03%-33.64%. Le
nettoyage mensuel de la coque avec l’application d’un revêtement FR (Sigma Glide 1290) /AF
(Ecofleet 290) offre une réduction de 19.60%-22.29%, alors que le nettoyage bimensuel montre
une réduction de 21.52%-22.44% pour les revêtements FR (Sigma Glide 1290) / AF (Ecofleet
290).
Nos simulations à l’horizon de 2050, en utilisant trois paramètres abiotiques (température, salinité,
vitesse des courants) révèlent une forte augmentation dans la probabilité d’établissement et
d’invasion, de 12.47% à 455.83 %, principalement à partir des biorégions méditerranéennes et
nord atlantiques, mais aussi une diminution de ce dernier en provenance de certaines écorégions
telles que la mer noire “BS-44”, et le Gulf de la guinée centrale “GG-83”. Ces résultats sont en
adéquation avec les théories de l’homogénéisation globale et les prédictions de SEEBENS et al.
(2020).
La capacité à prévoir les nouvelles introductions ou invasions reste l'un des principaux défis
auxquels sont confrontés les biologistes spécialistes des invasions. Dans notre approche de
modélisation, nous avons constaté que le phénomène d’introductions et d’invasions de nouvelles
espèces ne peut être modélisé qu’en combinant les données du trafic maritime, les données
environnementales et les données biogéographiques des espèces. Même si nous arrivons à intégrer
de plus en plus de paramètres d’entrée dans ce modèle, la plus grande difficulté reste à trouver une
solution pour calibrer ce modèle, à cause du manque de données biologiques sur les espèces
introduites en Algérie.
Dans notre échantillonnage au port de pêche d’Alger, afin d’avoir un état des lieux sur les
principaux groupes taxonomiques introduits à ce port, nous avons pu identifier 08 espèces nonindigènes et 03 espèces cryptogéniques dont 06 espèces non-indigènes et/ou cryptogéniques sont
signalés pour la première fois en Algérie. Les principaux groupes zoologiques sont les Crustacés
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 155/217

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