Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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Figure II-19. Carte montrant la probabilité d'invasion par biofouling des coques de navires pour tous les ports
donneurs en Méditerranée et en mer du Nord au cours de l'année 2016, exprimée comme le risque relatif de chaque
port par rapport au port d'Arzew. La taille de chaque point indique la contribution relative 𝑷 𝒊𝒋 =
𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣)/ ∑ 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣)
𝑖
du port donneur i au risque d’invasion total de touts les ports. Le vert indique un faible risque
(0 ≤ 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣) < 10
−9 ), le jaune; risque modéré (10
−9 ≤ 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣) < 10
−4 ), orange; risque élevé
(10
−4 ≤ 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣) < 10
−2 ), rouge; risque très élevé (𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣) ≥ 10
−2 )(Arc Map GIS 10.4).
Les ports de la Méditerranée, à savoir le port de Napoli, Marsaxlokk, Alger, Fos, Marmara et le
port de bouc en France, présentent une probabilité de l’alien (non-indigène) plus au moins faible,
vu leur distance très proche du port d’Arzew (Fig.II-19). Cependant le nombre de navire élevé en
provenance de ces ports, à qui s’ajoute la grande similarité environnementale avec l’ouest
méditerranéen et en tenant compte aussi de la durée de séjour des navires dans ces port (0.05-25
jours) ainsi que la faible vitesse de croisière des navires en venant de ces zones ont fait que la
probabilité d’invasion soit très haute (Pij(Inv) ≥0.01) et par conséquent un risque d’invasion très
élevé leur a été loué. Plusieurs ports méditerranéens sont des hubs, tels que Marsaxlokk à Malte,
Valence en Espagne ou Piraeus en Grèce. Ces ports d’éclatement reçoivent un nombre
considérable de navires venus principalement d’Asie. La pression de propagule est alors élevée.
Ajouter à cela, une grande similarité environnementale de la Méditerranée avec certaines mers
d’Asie. La probabilité d’introduction d’espèces se trouve augmentée. Ainsi, une introduction se
produisant au environ de ces hubs, affectera inéluctablement le port d’Arzew, à travers le processus
de l’introduction secondaire. Un phénomène très répandu au niveau de nos côtes (BOUDA, 2016).
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