Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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Figure II-18. Carte montrant la probabilité d'invasion par le biofouling de la coque du navire pour tous les ports
donneurs dans le monde au cours de l'année 2016. Exprimée par le risque relatif de chaque port. La taille de chaque
secteur indique la contribution relative 𝑃 𝑖𝑗 = 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣)/ ∑ 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣)
𝑖
du port source i au risque total d'invasion de tous
les ports i (Arc Map GIS 10.4).
Sur un total de 126 ports de provenance des navires ayant fait escale au port d’Arzew durant
l’année 2016, sept ports présentent un risque très élevé d’invasion par le biofouling (Fig.II-18).
Ces ports sont répartis en méditerranée (Napoli, Marsaxlokk, Algiers, Fos, Marmara, Port-DeBouc), en mer rouge (Port Aqaba en Jordanie) et un port dans la mer du nord (Port d’Antwerp en
Belgique). Ces sept ports représentent à eux seul 40.7% du total des voyages au port d’Arzew (300
voyages) en 2016. Malgré une probabilité d’Alien modérée de ces ports, leur similarité
environnementale avec le port d’Arzew est très élevée (Pij (Estab) ≥ 0.45). Un autre facteur
important qui a joué un rôle déterminant dans la probabilité d’invasion en provenance de ces ports
est la faible vitesse moyenne des navires et les routes côtières qui génèrent moins de stress au biote
transporté par leur coque. Cette faible vitesse génère moins de forces de cisaillement avec l’eau de
mer et par conséquent ne permet pas de déloger les organismes qui se sont attachés à la coque.
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