Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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b) Les écorégions de la province biogéographique Lusitanienne :
L’écorégion de l’Azores Canaries Madeira (L-29) présente une grande similarité
environnementale avec l’écorégion de la mer d’Alboran, avec une distance moyenne de
Mahalanobis = 4.47 suivi d’une probabilité d’établissement moyenne de 0.81. De même
les deux écorégions côtières L-28 (Upwelling Saharien) et L-27 (Plateau de l'Atlantique
sud européen) présentent toutes les deux une distance moyenne de Mahalanobis équivaut
à 9.77 et 7.88 respectivement et une probabilité d’établissement moyenne de 0.66 et 0.94
respectivement (Fig.II-16). Les routes de navigation côtière en provenance de ces zones
favorisent la survie des espèces introduites depuis ces écorégions, et les conditions
environnementales serait favorables pour la majeure partie des taxons qui pourraient
devenir invasifs. Ce résultat concorde avec les observations de BENSARI et al. (2020) au
port d’Arzew concernant l’espèce Apseudopsis adami , une espèce non-indigène et non
répertoriée en méditerranée, originaire du sud du Portugal (L-27).
c) Les écorégions du nord atlantique tempéré, à savoir l’écorégion “mer Celtique, NES 26”
et l’écorégion “mer du Nord, NES-25” présentent un risque modéré pour l’établissement
des espèces non-indigènes, de par leur similarité environnementale moyenne au port
d’Arzew (distance de Mahalanobis = 11.79 et 13.30 respectivement, traduites par des
probabilités d’établissements de 0.16 et 0.10 respectivement) (Fig.II-16). Leurs biotes se
trouve connectés à l’océan Atlantique et subit des variabilités décennales au sein de cet
océan (l'oscillation nord-atlantique “NAO” et l'oscillation multi-décennale atlantique
“AMO”, en mer du Nord). Néanmoins, les espèces ayant survécu à la traversée depuis ces
régions auront plus de chance de survie en période hivernale lorsque la température de
l’eau est la plus basse de l’année, ces conditions génèrent moins de stress environnemental.
L’établissement de ce biote nord atlantique dans les environs des eaux du port d’Arzew,
ne se réalise que si ces espèces se maintient en vie jusqu’à la période de reproduction
marquée par une hausse de température. Cette hausse élimine la plupart des taxons, seul
une petite partie de ces organismes capables de s’adapter à ces changements saisonniers
arrivent à survivre. Cette observation est confirmée par l’étude de ZENETOS et al. (2012)
qui a signalé une communauté à nombre très réduit introduite à l’ouest méditerranéen en
provenance de l’Europe du Nord et par l’étude de LÓPEZ et RICHTER (2017b) qui ont
reportés plusieurs communautés de polychètes non-indigènes en Méditerranée, originaires
des mers nord atlantiques.
d) L’Atlantique sud-ouest :
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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b) Les écorégions de la province biogéographique Lusitanienne :
L’écorégion de l’Azores Canaries Madeira (L-29) présente une grande similarité
environnementale avec l’écorégion de la mer d’Alboran, avec une distance moyenne de
Mahalanobis = 4.47 suivi d’une probabilité d’établissement moyenne de 0.81. De même
les deux écorégions côtières L-28 (Upwelling Saharien) et L-27 (Plateau de l'Atlantique
sud européen) présentent toutes les deux une distance moyenne de Mahalanobis équivaut
à 9.77 et 7.88 respectivement et une probabilité d’établissement moyenne de 0.66 et 0.94
respectivement (Fig.II-16). Les routes de navigation côtière en provenance de ces zones
favorisent la survie des espèces introduites depuis ces écorégions, et les conditions
environnementales serait favorables pour la majeure partie des taxons qui pourraient
devenir invasifs. Ce résultat concorde avec les observations de BENSARI et al. (2020) au
port d’Arzew concernant l’espèce Apseudopsis adami , une espèce non-indigène et non
répertoriée en méditerranée, originaire du sud du Portugal (L-27).
c) Les écorégions du nord atlantique tempéré, à savoir l’écorégion “mer Celtique, NES 26”
et l’écorégion “mer du Nord, NES-25” présentent un risque modéré pour l’établissement
des espèces non-indigènes, de par leur similarité environnementale moyenne au port
d’Arzew (distance de Mahalanobis = 11.79 et 13.30 respectivement, traduites par des
probabilités d’établissements de 0.16 et 0.10 respectivement) (Fig.II-16). Leurs biotes se
trouve connectés à l’océan Atlantique et subit des variabilités décennales au sein de cet
océan (l'oscillation nord-atlantique “NAO” et l'oscillation multi-décennale atlantique
“AMO”, en mer du Nord). Néanmoins, les espèces ayant survécu à la traversée depuis ces
régions auront plus de chance de survie en période hivernale lorsque la température de
l’eau est la plus basse de l’année, ces conditions génèrent moins de stress environnemental.
L’établissement de ce biote nord atlantique dans les environs des eaux du port d’Arzew,
ne se réalise que si ces espèces se maintient en vie jusqu’à la période de reproduction
marquée par une hausse de température. Cette hausse élimine la plupart des taxons, seul
une petite partie de ces organismes capables de s’adapter à ces changements saisonniers
arrivent à survivre. Cette observation est confirmée par l’étude de ZENETOS et al. (2012)
qui a signalé une communauté à nombre très réduit introduite à l’ouest méditerranéen en
provenance de l’Europe du Nord et par l’étude de LÓPEZ et RICHTER (2017b) qui ont
reportés plusieurs communautés de polychètes non-indigènes en Méditerranée, originaires
des mers nord atlantiques.
d) L’Atlantique sud-ouest :
