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cellulaire. L'ingestion des métaux via l'eau ou les aliments peut modifier le métabolisme
d'autres éléments essentiels tels que Zn, Cu, Fe et Se (Abdulla et Chmielnicka, 1990).
La bioaccumulation des métaux traces dans les organismes aquatiques désigne la
capacité des organismes aquatiques à concentrer et à accumuler les substances
chimiques à partir du milieu (bioconcentration) et de la nourriture (biomagnification), à
des concentrations bien supérieures à celles où elles sont présentes dans le milieu
(Ramade, 1992).
En effet, les métaux lourds présents dans l'eau et les sédiments sont absorbés par les
plantes et les animaux. Le dépassement d'une quantité donnée dans ces espèces
provoque leur accumulation dans les organismes tout au long de la chaîne alimentaire.
Ils peuvent atteindre des concentrations menaçant la survie de certaines populations
naturelles et présenter des dangers pour le consommateur. Les produits marins
présentent plus de risque du fait du haut potentiel de concentration des métaux dans les
espèces marines, ainsi que de leur élimination difficile et de leur large répartition dans le
milieu aquatique (Hebert et Legaret, 2000).A titre d’exemple, une intoxication mortelle
s’était produite à Minamata au Japon dans les années 50. Les habitants avaient mangé du
poisson contaminé par des rejets Mercuriels d'une usine située à proximité. Cette
maladie s'est ensuite propagée à toute la jeune génération par le lait
maternel(MEJ.2013).
I.3 La réactivité biologique des microorganismes aux métaux
Les microorganismes peuvent interagir avec les métaux lourds présents dans leur
environnement de différentes manières. Leur capacité à tolérer, accumuler ou dégrader
ces métaux peut avoir des implications significatives sur la santé des écosystèmes et sur
la santé humaine. Dans les milieux naturels (sols, eaux, sédiments) les microorganismes
ont évolué à travers les temps pour développer des mécanismes de résistance afin de
faire face aux stress causés par les métaux toxiques. Ces mécanismes, qui peuvent être
génétiquement codés sur des gènes chromosomiques, des plasmides ou des
transposons, permettent aux microorganismes de résister à une grande variété
d'éléments du tableau périodique. (Silver et Misra, 1988 ; Silver 1998).
Les métaux lourds ont tendance à inhiber l'activité des microorganismes en bloquant les
groupes fonctionnels, en déplaçant les ions métalliques essentiels ou en altérant les sites
actifs des molécules biologiques. Cependant, à faible concentration, certains métaux
comme le cobalt, le cuivre, le zinc et le nickel sont essentiels pour les microorganismes
car ils agissent en tant que cofacteurs nécessaires pour les métalloprotéines et les
enzymes. (Hassen et al., 1998).
Chez certaines espèces de microorganismes, la fixation d'ions métalliques se produit par
biosorption qui est un processus physico-chimique naturel et passif ne requérant pas
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L’interaction des micro-organismes avec des métaux et Etude de faisabilité des biocapteurs pour la surveillance environnementale des eaux côtières - 19/80

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