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donne de vastes surfaces spécifiques et des capacités d'échange cationique élevées,
favorisant ainsi la rétention des métaux lourds par adsorption. (Deschamps, Benzaazoua
et al, 2006). Dans les sédiments, les métaux s’adsorbent en particulier très facilement
sur les argiles. La dissolution des carbonates affecte le pH du sol, car les carbonates
peuvent incorporer des cations métalliques. La silice, qu'elle soit cristalline ou amorphe,
forme des groupements hydroxyles en surface qui permettent l'adsorption des cations
métalliques. Les oxydes et les hydroxydes métalliques (fer, aluminium, manganèse)
présents dans les sols jouent également un rôle crucial dans la rétention des ions
métalliques, avec une forte dépendance vis-à-vis du pH du milieu (Bourg, 1988).
I.1.2.4 Influence de la matière organique
La matière organique présente dans le sol peut être divisée en deux fractions une
fraction vivante, comprenant la faune, la microflore et les racines, et une fraction morte,
composée de débris organiques plus ou moins décomposés. Cette matière organique
possède une grande surface spécifique et joue un rôle important dans le contrôle de
l'acidité du sol. Les substances humiques, présentes dans la matière organique, peuvent
fixer les ions métalliques par complexation. De plus, la matière organique des sols et des
sédiments peut efficacement absorber chimiquement les ions métalliques avec une
grande sélectivité, formant ainsi des liaisons ioniques ou covalentes fortes. La force et la
réversibilité de ces liaisons dépendent du ligand organique impliqué. Ainsi, divers
ligands organiques, tels que les groupes carboxyliques, phénoliques et carbonyles, sont
capables de se lier aux métaux lourds dans les sols et les sédiments (McBride, 2000).
La présence de matière organique vivante, en particulier les microorganismes, est un
facteur significatif qui influence la biodisponibilité des métaux. Les microorganismes
possèdent des groupements à leur surface qui sont responsables de l'adsorption des
métaux. Ce phénomène, appelé biosorption microbienne, peut contribuer à
l'immobilisation des métaux dans les sédiments (Ramamoorthy et al, 1977). Il est
largement utilisé comme méthode de dépollution des effluents contaminés par des
métaux lourds (Lovley.Coates, 1997).
I.2 Les risques toxiques des métaux pour l’homme et l’écosystème
Les métaux lourds les plus souvent impliqués dans l'empoisonnement de l'homme sont
le plomb, le mercure, l'arsenic et le cadmium. Certains métaux lourds, tels que le zinc, le
cuivre, le chrome, le fer et le manganèse, sont requis par le corps en petites quantités,
mais ces mêmes éléments peuvent être toxiques en grande quantité (Fallon, 2006).
L'exposition aux métaux lourds est potentiellement dangereuse, en particulier les
composés métalliques qui n'ont aucun rôle physiologique dans le métabolisme
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L’interaction des micro-organismes avec des métaux et Etude de faisabilité des biocapteurs pour la surveillance environnementale des eaux côtières - 18/80

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