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d'énergie). Ceci est possible grâce à leur charge anionique de surface qui est liée à la
présence de divers groupements fonctionnels. Dans le cas des champignons par
exemple, les groupements fonctionnels acides présents dans la paroi tels que -COOH, -
SH, - OH et H2P04 se révèlent être des biosorbants efficaces (Deneux-Mustn et al., 1994).
I.3.1 Les mécanismes de la résistance bactérienne aux métaux
Les principaux mécanismes de résistance aux métaux qu’on peut trouvez chez les
microorganismes sont :
- La restriction à la pénétration des métaux toxiques à travers une barrière de
perméabilité, où l'entrée du métal dans la cellule est bloquée en altérant les
systèmes de transport membranaires ou en fixant le métal à la surface cellulaire
via des composants de la membrane externe, de la paroi ou des exopolysaccharides
(Bruins et al., 2000).
- La rétention intracellulaire ou extracellulaire des métaux par des composants
cellulaires qui les fixent. Il s'agit de petites protéines riches en cystéines dans le
cytoplasme qui fixent des métaux lourds au niveau des groupements sulfhydryles.
Ainsi, les métaux sont piégés à l'intérieur de la cellule et rendus inoffensifs (Silver
et Phung, 1996).
- Le transport actif par des systèmes d'expulsion qui est un mécanisme
prédominant de résistance des microorganismes aux métaux lourds. Ce mécanisme
met en jeu des protéines membranaires très spécifiques qui expulsent les métaux
toxiques du cytoplasme vers l'extérieur de la cellule. Chez les bactéries, deux
principaux systèmes de transport actif peuvent être distingués selon la source
d'énergie
les transporteurs chimiosmotiques et les ATPases de type P. Les
ATPases fournissant de l'énergie en hydrolysant l'ATP ce qui implique le transport
actif des ions métalliques à travers les membranes cellulaires hors de la cellule
contribuant ainsi à la résistance de la bactérie en réduisant leur concentration
intracellulaire.
- La modification enzymatique du métal vers une forme moins toxique qui
consiste en une transformation chimique par détoxifications enzymatique. Ceci se
réalise par modification de l’état oxydoréduction d’un ion métallique en une espèce
moins nocive pour la cellule (Royet,2018). Les mécanismes enzymatiques de
détoxification et les transporteurs de cations métalliques se distinguent par leur
spécificité vis-à-vis des ions métalliques qu'ils traitent. Ces protéines possèdent
des sites de liaison hautement sélectifs pour les métaux transportés. Ainsi,
l'organisme est capable de différencier les métaux toxiques à éliminer des
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L’interaction des micro-organismes avec des métaux et Etude de faisabilité des biocapteurs pour la surveillance environnementale des eaux côtières - 20/80

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