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potentiellement nocives pour les organismes marins. Lorsque ces métaux deviennent
biodisponibles, ils peuvent présenter des risques pour les organismes marins en raison
de leur toxicité. Il semble que les formes conjuguées et liées des métaux lourds filtrées
ne sont pas toxiques par eux-mêmes mais c’est la forme divalente de ces métaux libérés
a partir de ces complexes qui est responsable de la toxicité cellulaire (Barbier et al,
2005). Il est donc important d'explorer les mécanismes de résistance développés par
certains microorganismes face à ces substances toxiques.
La bioaccumulation des métaux traces dans les organismes aquatiques désigne la
capacité des organismes aquatiques à concentrer et à accumuler les substances
chimiques à partir du milieu (bioconcentration) et de la nourriture (biomagnification), à
des concentrations bien supérieures à celles où elles sont présentes dans le milieu
(Ramade, 1992). Ainsi, un métal lourd hautement biodisponible dans l'environnement,
devient facilement accessible et absorbé par les organismes vivants. Une fois absorbé, ce
métal lourd peut s'accumuler dans les tissus des organismes au fil du temps, entraînant
ainsi la bioaccumulation.
Dans l'environnement marin, il existe des facteurs clés qui influent la biodisponibilité
des métaux tels que le pH de l'eau, le potentiel redox, la présence d'autres éléments
chimiques, ainsi que l’influence des argiles. Ces paramètres jouent un rôle crucial dans la
détermination de la disponibilité des métaux pour les organismes marins.
I.1.2.1 Influence du pH
De manière générale, un milieu acide rend les métaux plus disponibles pour les
organismes qu'un milieu alcalin. Les métaux lourds sont généralement plus solubles et
plus mobiles à pH acide qu'à des pH élevés. En milieu acide, ils se trouvent sous forme
d'ions libres, alors qu'une augmentation progressive du pH (donc des concentrations en
ions hydroxyles) provoque la formation de complexes métalliques hydroxylés (Riether,
2001). Les métaux dissous peuvent précipiter en cas de changements de pH ou de
conditions redox. Ceci peut être le cas au niveau des zones de confluences de cours d’eau
par exemple.
L'influence du pH sur les concentrations dissoutes des formes cationiques des métaux
lourds dans les rivières a été démontrée par plusieurs auteurs. Pour le zinc, par exemple,
le pH agit en effet très fortement sur sa spéciation dans l'eau, c'est à dire sur les
proportions de ses différentes formes chimiques (LE GOFF.BONNOMET,2004))La figure 3,
montre les différentes espèces inorganiques du cuivre en fonction du Ph.
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L’interaction des micro-organismes avec des métaux et Etude de faisabilité des biocapteurs pour la surveillance environnementale des eaux côtières - 16/80

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