CHAPITRE I
Synthèse Bibliographique
2011). Ils possèdent en effet différentes capacités leur permettant d’éliminer, immobiliser et rendre
inoffensifs les métaux lourds et radionucléides (Ji et Silver, 1995). Plusieurs processus microbiens
sont impliqués dans la détoxification des métaux lourds, notamment des réactions d’oxydation, de
réduction, de complexation, de méthylation, ainsi que des réactions faisant intervenir des biosurfactants (Alam et Ahmad, 2011).
I.3 Antibio-résistance et métallo-résistance
L’augmentation de l’antibiorésistance ne résulte pas uniquement d’un usage correct ou incorrect
des antibiotiques par l’homme. D’autres activités anthropogène peuvent aussi y contribuer. Certains polluants environnementaux comme les métaux lourds, très persistants et non biodégradables,
issus de diverses activités humaines, représentent en effet une réelle menace à la fois toxicologique
et écologique. La pollution par les métaux pourrait donc jouer un rôle majeur dans la persistance
et la dissémination de la résistance aux antibiotiques (Baker-Austin et al., 2006).
Les souches bactériennes à Gram négatif et à Gram positif isolées sur des milieux contenant le cobalt, le plomb, le mercure et le molybdène démontrèrent une résistance à l’ampicilline et au chloramphénicol, à l’inverse peu de souches isolées des milieux additionnés de plomb ou de molybdène
ont été résistantes à la gentamycine (Habi et Daba, 2009). Perron et al., (2004) ont montré que la
présence de zinc sélectionne des souches bactériennes à Gram (-) résistantes à la fois à différents
métaux : zinc, cadmium et cobalt et à l’imipénème, antibiotique de la famille des carbapénèmes.
Cette double résistance implique le système de régulation à deux composants CzcR/CzcS qui en
présence du métal va d’une part, induire l’expression de la pompe à efflux CzcCBA permettant l’efflux du zinc, cadmium et cobalt et d’autre part réprimer l’expression de la porine OprD, responsable
notamment de l’entrée de l’imipénème dans la cellule Fig.I.3 (Perron, et al., 2004).
I.4 La bioremédiation
En réponse à la toxicité des métaux, beaucoup de microorganismes ont développé des mécanismes
particuliers de détoxification et de résistance aux métaux toxiques (Wasi et al., 2008). Ces mécanismes de résistance peuvent être intracellulaires ou extra cellulaires, spécifiques à des métaux
particuliers ou généraux pour une large gamme de métaux lourds. Fig.I.4
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Synthèse Bibliographique
2011). Ils possèdent en effet différentes capacités leur permettant d’éliminer, immobiliser et rendre
inoffensifs les métaux lourds et radionucléides (Ji et Silver, 1995). Plusieurs processus microbiens
sont impliqués dans la détoxification des métaux lourds, notamment des réactions d’oxydation, de
réduction, de complexation, de méthylation, ainsi que des réactions faisant intervenir des biosurfactants (Alam et Ahmad, 2011).
I.3 Antibio-résistance et métallo-résistance
L’augmentation de l’antibiorésistance ne résulte pas uniquement d’un usage correct ou incorrect
des antibiotiques par l’homme. D’autres activités anthropogène peuvent aussi y contribuer. Certains polluants environnementaux comme les métaux lourds, très persistants et non biodégradables,
issus de diverses activités humaines, représentent en effet une réelle menace à la fois toxicologique
et écologique. La pollution par les métaux pourrait donc jouer un rôle majeur dans la persistance
et la dissémination de la résistance aux antibiotiques (Baker-Austin et al., 2006).
Les souches bactériennes à Gram négatif et à Gram positif isolées sur des milieux contenant le cobalt, le plomb, le mercure et le molybdène démontrèrent une résistance à l’ampicilline et au chloramphénicol, à l’inverse peu de souches isolées des milieux additionnés de plomb ou de molybdène
ont été résistantes à la gentamycine (Habi et Daba, 2009). Perron et al., (2004) ont montré que la
présence de zinc sélectionne des souches bactériennes à Gram (-) résistantes à la fois à différents
métaux : zinc, cadmium et cobalt et à l’imipénème, antibiotique de la famille des carbapénèmes.
Cette double résistance implique le système de régulation à deux composants CzcR/CzcS qui en
présence du métal va d’une part, induire l’expression de la pompe à efflux CzcCBA permettant l’efflux du zinc, cadmium et cobalt et d’autre part réprimer l’expression de la porine OprD, responsable
notamment de l’entrée de l’imipénème dans la cellule Fig.I.3 (Perron, et al., 2004).
I.4 La bioremédiation
En réponse à la toxicité des métaux, beaucoup de microorganismes ont développé des mécanismes
particuliers de détoxification et de résistance aux métaux toxiques (Wasi et al., 2008). Ces mécanismes de résistance peuvent être intracellulaires ou extra cellulaires, spécifiques à des métaux
particuliers ou généraux pour une large gamme de métaux lourds. Fig.I.4
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