CHAPITRE I
Synthèse Bibliographique
FIG. I.2 – Voies d’exposition et sites potentiels d’accumulation des métaux chez l’homme (Adriano
et al., 2001).
vivre aux métaux toxiques par des mécanismes de détoxication activés en réponse directe à leur
présence dans l’environnement. En raison de la dispersion des métaux lors d’événements géologiques, les bactéries ont développé une résistance aux ions métalliques par le biais de l’évolution
(Hobman et al., 2007).
Les métaux sans fonction biologique sont généralement tolérés à faibles concentrations, tandis que
les métaux essentiels sont acceptés à des concentrations plus élevées car ils participent au métabolisme cellulaire comme composants d’enzymes ou structures telles que les membranes (Bruins et
al., 2000). La concentration et la forme chimique du métal déterminent son utilité ou sa nocivité
pour la cellule, nécessitant un contrôle interne, ou homéostasie. Les bactéries ont ainsi développé
des stratégies de défense, notamment des systèmes d’efflux, pour excréter les métaux et maintenir
de faibles concentrations métalliques dans le cytosol, grâce à des transporteurs ayant une forte affinité pour les métaux (Nies, 2003). Si les métaux toxiques pénètrent dans la cellule et ne sont pas
éliminés par les systèmes d’efflux, un autre mécanisme de séquestration cytosolique intervient pour
les protéger. De nombreux organismes résistants aux métaux possèdent des composés internes, tels
que des granules de polyphosphates ou des groupements thiols (contenant du soufre), capables de
séquestrer de grandes quantités de cations métalliques (Gadd et Smith, 2000 ; Pagès et al., 2007).
La bioaccumulation des métaux lourds et leur stockage ultérieur dans la cellule sous forme inerte
permet à la cellule de diminuer leur toxicité (Sarret et al., 2005). Malgré la présence d’ions toxiques,
certains microorganismes sont capables de survivre dans des milieux pollués. Cette capacité peut
être le résultat de mécanismes induits ou intrinsèques aux individus (Gadd, 1992).
Les micro-organismes interagissent avec les métaux lourds et peuvent être utilisés pour détoxifier
et dépolluer les environnements contaminés par ces substances (Gavrilescu, 2004 ; Wasi et al.,
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Evaluation de la résistance aux métaux lourds et du potentiel d’élimination du chrome hexavalent chez des bactéries d’origines marines Projet de mise en place d’un procédé de traitement des effluents riches en chrome. - 26/153

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