ZONE D’ETUDE
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particulièrement sensibles à l’engluement et à la toxicité des hydrocarbures. En plus de la
mortalité, les hydrocarbures peuvent avoir des effets nocifs plus subtils sur le comportement,
l’alimentation, la croissance ou la reproduction. Cependant, en raison des importante s
fluctuations naturelles des populations de nombreuses espèces marines, les effets sublétaux dus
à un déversement accidentel d’hydrocarbures peuvent être difficiles à isoler.
Les dommages causés aux poissons et fruits de mer peuvent aussi être le résultat de mesures
de lutte antipollution. Il est possible, par exemple, que des animaux et des végétaux qui
pourraient autrement ne pas être affectés par un hydrocarbure flottant, subissent une altératio n
organoleptique par exposition aux gouttelettes d’hydrocarbure en suspension dans la colonne
d’eau, particulièrement si des dispersants sont employés à proximité. Des techniques de
nettoyage agressives ou inappropriées, telles qu’un lavage systématique à haute pression et/ou
à l’eau chaude, peuvent également avoir des effets néfastes sur les espèces exploitées
commercialement et retarder la récupération naturelle.
Figure I.35: Une ferme d’algoculture – les pêcheries et la mariculture sont souvent sensibles
aux déversements d’hydrocarbures.
Les cycles saisonniers de pêche et de mariculture varient tout au long de l’année, selon le type
d’espèces pêchées ou élevées. Par conséquent, la sensibilité d’une espèce ou d’une activité aux
hydrocarbures dépend également des saisons. Par exemple, certaines grandes algues cultivées
en Asie sont récoltées au printemps ou au début de l’été, la génération suivante n’étant mise en
culture qu’au début de l’automne. D’autres espèces à croissance plus rapide peuvent être
ensemencées et récoltées plusieurs fois dans l’année. L’élevage de larves en bassins à terre
alimentés par de l’eau de mer pompée, a lui aussi un caractère saisonnier et n’est entrepris
généralement que quelques mois dans l’année.
Par conséquent, l’étendue et la nature précises des dommages infligés aux pêcheries ou aux
installations de mariculture dépendra de la combinaison des divers facteurs éventuellement en
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particulièrement sensibles à l’engluement et à la toxicité des hydrocarbures. En plus de la
mortalité, les hydrocarbures peuvent avoir des effets nocifs plus subtils sur le comportement,
l’alimentation, la croissance ou la reproduction. Cependant, en raison des importante s
fluctuations naturelles des populations de nombreuses espèces marines, les effets sublétaux dus
à un déversement accidentel d’hydrocarbures peuvent être difficiles à isoler.
Les dommages causés aux poissons et fruits de mer peuvent aussi être le résultat de mesures
de lutte antipollution. Il est possible, par exemple, que des animaux et des végétaux qui
pourraient autrement ne pas être affectés par un hydrocarbure flottant, subissent une altératio n
organoleptique par exposition aux gouttelettes d’hydrocarbure en suspension dans la colonne
d’eau, particulièrement si des dispersants sont employés à proximité. Des techniques de
nettoyage agressives ou inappropriées, telles qu’un lavage systématique à haute pression et/ou
à l’eau chaude, peuvent également avoir des effets néfastes sur les espèces exploitées
commercialement et retarder la récupération naturelle.
Figure I.35: Une ferme d’algoculture – les pêcheries et la mariculture sont souvent sensibles
aux déversements d’hydrocarbures.
Les cycles saisonniers de pêche et de mariculture varient tout au long de l’année, selon le type
d’espèces pêchées ou élevées. Par conséquent, la sensibilité d’une espèce ou d’une activité aux
hydrocarbures dépend également des saisons. Par exemple, certaines grandes algues cultivées
en Asie sont récoltées au printemps ou au début de l’été, la génération suivante n’étant mise en
culture qu’au début de l’automne. D’autres espèces à croissance plus rapide peuvent être
ensemencées et récoltées plusieurs fois dans l’année. L’élevage de larves en bassins à terre
alimentés par de l’eau de mer pompée, a lui aussi un caractère saisonnier et n’est entrepris
généralement que quelques mois dans l’année.
Par conséquent, l’étendue et la nature précises des dommages infligés aux pêcheries ou aux
installations de mariculture dépendra de la combinaison des divers facteurs éventuellement en
