ZONE D’ETUDE
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parfois préférables (Serrafi L,Sahridj N, 2020). Dans le temps, plusieurs facteurs réduisent la
toxicité des hydrocarbures, de telle sorte que le substrat contaminé peut permettre de nouvelles
pousses. Par exemple, les hydrocarbures peuvent être entraînés par la pluie et les marées ; au
fur et à mesure qu’ils vieillissent, les fractions volatiles s’évaporent, ne laissant que les résidus
moins toxiques. Étant donné la très forte capacité de rétablissement naturel de l’environne me nt
marin, l’impact d’un déversement d’hydrocarbures est généralement localisé et transitoire. Il
n’existe que peu d’exemples documentés de dommages au long terme. Cependant, dans certaines
circonstances spécifiques, les dommages peuvent être persistants et l’écosystème rester affa ib li
plus longtemps. Les circonstances qui tendent à aboutir à des dommages graves à long terme
sont associées à la persistance de l’hydrocarbure, particulièrement lorsqu’il est piégé dans le
sédiment et protégé contre les processus de vieillissement normaux. Les habitats abrités, tels que
les marais, les grèves de cailloutis et les eaux littorales en sont autant d’exemples, surtout
lorsqu’un déversement d’hydrocarbures coïncide avec des conditions de tempête. L’inondatio n
d’un marais par une marée de tempête, accompagnée des conditions turbulentes associées, est
susceptible de mettre des sédiments fins en suspension et en contact avec des hydrocarbures
naturellement dispersés. Lorsque la tempête se calme, l’hydrocarbure incorporé dans le sédiment
se dépose sur le fond du marais. Des circonstances analogues aboutissent à l’incorporatio n
d’hydrocarbure dans des sédiments fins qui se déposent dans les eaux littorales. Dans les deux
cas, les conditions anaérobies ralentissent toute dégradation de l’hydrocarbure. Sur les grèves de
cailloutis, le vieillissement du mélange d’hydrocarbure et cailloutis peut former un revêtement
d’asphalte capable de persister longtemps. Les produits pétroliers qui sont plus denses que l’eau
de mer, tels que les hydrocarbures très lourds ou les résidus d’incendie, tombent sur le fond où
ils peuvent rester sans être perturbés pendant des périodes indéterminées et causer l’étouffe me nt
localisé des organismes benthiques.
I.6.6.8 Études post-déversement
Les recherches sur les effets de la pollution par les hydrocarbures se sont intéressées à la quasitotalité des accidents majeurs depuis le naufrage du Torrey Canyon. C’est ainsi que l’on dispose
aujourd’hui de connaissances importantes sur les effets environnementaux probables d’un
déversement. Étant donné ce niveau de connaissances, il n’est ni nécessaire ni approprié
d’envisager des études post-déversement après chaque déversement. Cependant, afin de
déterminer l’étendue, la nature et la durée spécifiques de l’impact attribuable aux circonstances
particulières d’un accident, des études post-déversement sont parfois nécessaires. Étant donné
que les effets de la pollution par les hydrocarbures sont, pour la plupart, bien compris et
prévisibles, il est important que les études s’intéressent à la quantification des dommages visibles
plutôt qu’à l’investigation d’un large éventail d’impacts hypothétiques. Compte tenu de la
variabilité de l’environnement marin, l’étude d’un éventail très divers d’impacts potentiels
donnera presque certainement des résultats peu probants (Bérubé R, 2021).
Les techniques disponibles pour l’analyse chimique des polluants évoluent continuellement. Les
concentrations des composants potentiellement toxiques de l’hydrocarbure peuvent désormais
être mesurées en parties par trillion (ppt, ng/kg, 1 x 10–12). L’un des objectifs les plus importants
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parfois préférables (Serrafi L,Sahridj N, 2020). Dans le temps, plusieurs facteurs réduisent la
toxicité des hydrocarbures, de telle sorte que le substrat contaminé peut permettre de nouvelles
pousses. Par exemple, les hydrocarbures peuvent être entraînés par la pluie et les marées ; au
fur et à mesure qu’ils vieillissent, les fractions volatiles s’évaporent, ne laissant que les résidus
moins toxiques. Étant donné la très forte capacité de rétablissement naturel de l’environne me nt
marin, l’impact d’un déversement d’hydrocarbures est généralement localisé et transitoire. Il
n’existe que peu d’exemples documentés de dommages au long terme. Cependant, dans certaines
circonstances spécifiques, les dommages peuvent être persistants et l’écosystème rester affa ib li
plus longtemps. Les circonstances qui tendent à aboutir à des dommages graves à long terme
sont associées à la persistance de l’hydrocarbure, particulièrement lorsqu’il est piégé dans le
sédiment et protégé contre les processus de vieillissement normaux. Les habitats abrités, tels que
les marais, les grèves de cailloutis et les eaux littorales en sont autant d’exemples, surtout
lorsqu’un déversement d’hydrocarbures coïncide avec des conditions de tempête. L’inondatio n
d’un marais par une marée de tempête, accompagnée des conditions turbulentes associées, est
susceptible de mettre des sédiments fins en suspension et en contact avec des hydrocarbures
naturellement dispersés. Lorsque la tempête se calme, l’hydrocarbure incorporé dans le sédiment
se dépose sur le fond du marais. Des circonstances analogues aboutissent à l’incorporatio n
d’hydrocarbure dans des sédiments fins qui se déposent dans les eaux littorales. Dans les deux
cas, les conditions anaérobies ralentissent toute dégradation de l’hydrocarbure. Sur les grèves de
cailloutis, le vieillissement du mélange d’hydrocarbure et cailloutis peut former un revêtement
d’asphalte capable de persister longtemps. Les produits pétroliers qui sont plus denses que l’eau
de mer, tels que les hydrocarbures très lourds ou les résidus d’incendie, tombent sur le fond où
ils peuvent rester sans être perturbés pendant des périodes indéterminées et causer l’étouffe me nt
localisé des organismes benthiques.
I.6.6.8 Études post-déversement
Les recherches sur les effets de la pollution par les hydrocarbures se sont intéressées à la quasitotalité des accidents majeurs depuis le naufrage du Torrey Canyon. C’est ainsi que l’on dispose
aujourd’hui de connaissances importantes sur les effets environnementaux probables d’un
déversement. Étant donné ce niveau de connaissances, il n’est ni nécessaire ni approprié
d’envisager des études post-déversement après chaque déversement. Cependant, afin de
déterminer l’étendue, la nature et la durée spécifiques de l’impact attribuable aux circonstances
particulières d’un accident, des études post-déversement sont parfois nécessaires. Étant donné
que les effets de la pollution par les hydrocarbures sont, pour la plupart, bien compris et
prévisibles, il est important que les études s’intéressent à la quantification des dommages visibles
plutôt qu’à l’investigation d’un large éventail d’impacts hypothétiques. Compte tenu de la
variabilité de l’environnement marin, l’étude d’un éventail très divers d’impacts potentiels
donnera presque certainement des résultats peu probants (Bérubé R, 2021).
Les techniques disponibles pour l’analyse chimique des polluants évoluent continuellement. Les
concentrations des composants potentiellement toxiques de l’hydrocarbure peuvent désormais
être mesurées en parties par trillion (ppt, ng/kg, 1 x 10–12). L’un des objectifs les plus importants
