ZONE D’ETUDE
109
« Contrôlent » l’état de l’eau environnante et/ou du sédiment par l’accumulation, puis la
dépuration des contaminants. L’eau et/ou le sédiment servent de vecteur des contaminants vers
l’organisme. Par conséquent, dans les cas où l’on sait que la colonne d’eau est affectée (par
exemple, par l’observation visuelle), il est généralement préférable d’analyser les poissons et
fruits de mer pour déterminer si oui ou non la contamination s’est transférée à l’organisme. Les
autorités de contrôle et les consommateurs sont avant tout préoccupés par l’état des poissons et
fruits de mer, plutôt que par celui de l’eau ou du sédiment. Lorsque la présence de contamina nts
ne peut pas être confirmée par des moyens évidents, l’analyse d’échantillons de la colonne d’eau,
notamment d’échantillons prélevés dans des installations fermées à terre, ou d’espèces
indicatrices (ex. les moules) peut être nécessaire pour apaiser les craintes de contamination des
stocks.
I.6.9.5 Gestion des fermetures de pêches
Des restrictions de pêche et de récolte peuvent être imposées après un déversement
d’hydrocarbures afin de prévenir ou de minimiser la contamination du matériel de pêche et de
protéger ou rassurer les consommateurs de poissons et fruits de mer. Les pêcheurs peuvent
convenir d’une suspension volontaire de l’activité de pêche par mesure de précaution pendant une
période de dérive des hydrocarbures dans leur zone de pêche habituelle, évitant ainsi une
contamination répétée du matériel de pêche. Lorsqu’une suspension volontaire n’est pas
appropriée, des fermetures ou des restrictions de commercialisation formelles peuvent être
applicables. Il est alors essentiel que les critères de réouverture et de levée des interdictio ns
soient également envisagés lorsque les restrictions sont imposées.
Les fermetures de pêches imposées pour protéger le matériel et les prises peuvent
généralement être levées une fois que la surface de l’eau est visuellement dépourvue
d’hydrocarbures et d’irisation, à condition qu’il n’y ait pas de signes d’hydrocarbures coulés.
Les restrictions imposées sur la base de preuves d’altération organoleptique ou de contamina tio n
durent généralement plus longtemps et nécessitent un suivi attentif. Dans la plupart des
scénarios de déversement d’hydrocarbures, un protocole de gestion des pêches et de la mariculture
est constitué de mesures telles que des relevés pour confirmer l’absence d’irisations flottantes
ou d’hydrocarbures coulés, d’analyse organoleptique pour déterminer l’absence d’altération, et
d’analyse chimique pour démontrer que les niveaux de contamination sont revenus aux niveaux
du bruit de fond ou au-dessous des valeurs seuils. Séparément ou plus souvent conjuguées, ces
stratégies procurent une crédibilité scientifique et répondent à la demande de mesures adéquates
pour empêcher les poissons et fruits de mer désagréables au goût ou toxiques d’atteindre le
consommateur.
Les critères de réouverture des pêches doivent être réalistes et réalisables au regard de la qualité
normale des poissons et fruits de mer dans la région. Une prise de décision crédible demande
des connaissances en gestion des ressources de la pêche et des données fiables sur les niveaux
normaux de contamination, à l’échelle locale et nationale. Une bonne compréhension des
caractéristiques physiques et chimiques des hydrocarbures polluants et de leurs effets sur les
végétaux et les animaux marins est également utile. Les schémas de consommation de poissons
et fruits de mer, ainsi que les variations saisonnières de disponibilité aident également à définir
109
« Contrôlent » l’état de l’eau environnante et/ou du sédiment par l’accumulation, puis la
dépuration des contaminants. L’eau et/ou le sédiment servent de vecteur des contaminants vers
l’organisme. Par conséquent, dans les cas où l’on sait que la colonne d’eau est affectée (par
exemple, par l’observation visuelle), il est généralement préférable d’analyser les poissons et
fruits de mer pour déterminer si oui ou non la contamination s’est transférée à l’organisme. Les
autorités de contrôle et les consommateurs sont avant tout préoccupés par l’état des poissons et
fruits de mer, plutôt que par celui de l’eau ou du sédiment. Lorsque la présence de contamina nts
ne peut pas être confirmée par des moyens évidents, l’analyse d’échantillons de la colonne d’eau,
notamment d’échantillons prélevés dans des installations fermées à terre, ou d’espèces
indicatrices (ex. les moules) peut être nécessaire pour apaiser les craintes de contamination des
stocks.
I.6.9.5 Gestion des fermetures de pêches
Des restrictions de pêche et de récolte peuvent être imposées après un déversement
d’hydrocarbures afin de prévenir ou de minimiser la contamination du matériel de pêche et de
protéger ou rassurer les consommateurs de poissons et fruits de mer. Les pêcheurs peuvent
convenir d’une suspension volontaire de l’activité de pêche par mesure de précaution pendant une
période de dérive des hydrocarbures dans leur zone de pêche habituelle, évitant ainsi une
contamination répétée du matériel de pêche. Lorsqu’une suspension volontaire n’est pas
appropriée, des fermetures ou des restrictions de commercialisation formelles peuvent être
applicables. Il est alors essentiel que les critères de réouverture et de levée des interdictio ns
soient également envisagés lorsque les restrictions sont imposées.
Les fermetures de pêches imposées pour protéger le matériel et les prises peuvent
généralement être levées une fois que la surface de l’eau est visuellement dépourvue
d’hydrocarbures et d’irisation, à condition qu’il n’y ait pas de signes d’hydrocarbures coulés.
Les restrictions imposées sur la base de preuves d’altération organoleptique ou de contamina tio n
durent généralement plus longtemps et nécessitent un suivi attentif. Dans la plupart des
scénarios de déversement d’hydrocarbures, un protocole de gestion des pêches et de la mariculture
est constitué de mesures telles que des relevés pour confirmer l’absence d’irisations flottantes
ou d’hydrocarbures coulés, d’analyse organoleptique pour déterminer l’absence d’altération, et
d’analyse chimique pour démontrer que les niveaux de contamination sont revenus aux niveaux
du bruit de fond ou au-dessous des valeurs seuils. Séparément ou plus souvent conjuguées, ces
stratégies procurent une crédibilité scientifique et répondent à la demande de mesures adéquates
pour empêcher les poissons et fruits de mer désagréables au goût ou toxiques d’atteindre le
consommateur.
Les critères de réouverture des pêches doivent être réalistes et réalisables au regard de la qualité
normale des poissons et fruits de mer dans la région. Une prise de décision crédible demande
des connaissances en gestion des ressources de la pêche et des données fiables sur les niveaux
normaux de contamination, à l’échelle locale et nationale. Une bonne compréhension des
caractéristiques physiques et chimiques des hydrocarbures polluants et de leurs effets sur les
végétaux et les animaux marins est également utile. Les schémas de consommation de poissons
et fruits de mer, ainsi que les variations saisonnières de disponibilité aident également à définir
