ZONE D’ETUDE
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échantillons. La réfrigération ou la congélation sont les méthodes de conservation les plus
pratiques pour neutraliser la décomposition microbienne des échantillons au court terme. Les
échantillons prélevés doivent être scellés, étiquetés et rapidement placés dans un récipient
isotherme contenant un pack réfrigérant adapté pour le transport jusqu’au laboratoire d’analyse
ou à l’équipement de congélation en vue d’un stockage à plus long terme. Il convient de noter
que pour certains protocoles d’analyse, même les échantillons congelés deviennent périmés
après de longues périodes de conservation.
I.6.9.3 Analyse organoleptique
L’analyse organoleptique est souvent la méthode la plus appropriée pour établir la présence ou
l’absence d’altération organoleptique et pour indiquer si des poissons ou fruits de mer sont
aptes à la consommation humaine. Des groupes de dégustation entraînés et des échantillo ns
témoins valides sont autant d’éléments essentiels d’un protocole d’analyse organoleptique. Afin
d’obtenir des résultats reproductibles et de minimiser la partialité, les tests doivent être
effectués « à l’aveugle », c’est-à-dire que les dégustateurs ne doivent pas connaître l’identité
des échantillons témoins ou potentiellement altérés.
Le seuil de non-altération peut être défini comme étant le point auquel un nombre représentatif
d’échantillons de la zone polluée ne sont pas plus altérés qu’un nombre égal d’échantillo ns
prélevés d’une zone témoin voisine ou d’un point de vente à l’extérieur de la zone du
déversement. Cette approche tient compte des variations possibles entre les dégustateurs et les
consommateurs individuels et du fait que, dans une population quelconque, l’altératio n
organoleptique d’échantillons peut être due à des raisons autres qu’un déversement
d’hydrocarbures. L’assurance que les poissons ou coquillages et crustacés sont propres et aptes
à la consommation s’acquiert par une série chronologique adéquate de données de suivi indiqua nt
une réduction progressive de l’altération organoleptique à la suite d’un déversement
d’hydrocarbures.
I.6.9.4 Analyse chimique
L’analyse organoleptique peut être un outil de dépistage utile. Cependant, en raison du manque
de groupes de dégustation entraînés, de la plus grande accessibilité et du coût inférieur des
techniques analytiques, ainsi que de l’adoption de normes de sécurité sanitaire vis-à-vis des
poissons et fruits mer par de nombreuses autorités, l’analyse chimique est plus fréquemme nt
employée dans la gestion des pêcheries et de la mariculture au lendemain d’un déversement
d’hydrocarbures. Le plus souvent, l’analyse chimique des HAP est effectuée par
chromatographie en phase gazeuse associée à la spectrométrie de masse (GC-SM). Les
concentrations d’HAP sont ensuite comparées aux niveaux acceptés à l’échelle nationale ou
internationale ou aux niveaux trouvés dans des échantillons de référence prélevés au sein d’une
zone témoin locale (Serrafi, L, Sahridj, N, 2020).
Il est généralement préférable de sélectionner des échantillons de poissons et fruits de mer à
analyser, plutôt que des échantillons d’eau et de sédiment, étant donné que les organisme s
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échantillons. La réfrigération ou la congélation sont les méthodes de conservation les plus
pratiques pour neutraliser la décomposition microbienne des échantillons au court terme. Les
échantillons prélevés doivent être scellés, étiquetés et rapidement placés dans un récipient
isotherme contenant un pack réfrigérant adapté pour le transport jusqu’au laboratoire d’analyse
ou à l’équipement de congélation en vue d’un stockage à plus long terme. Il convient de noter
que pour certains protocoles d’analyse, même les échantillons congelés deviennent périmés
après de longues périodes de conservation.
I.6.9.3 Analyse organoleptique
L’analyse organoleptique est souvent la méthode la plus appropriée pour établir la présence ou
l’absence d’altération organoleptique et pour indiquer si des poissons ou fruits de mer sont
aptes à la consommation humaine. Des groupes de dégustation entraînés et des échantillo ns
témoins valides sont autant d’éléments essentiels d’un protocole d’analyse organoleptique. Afin
d’obtenir des résultats reproductibles et de minimiser la partialité, les tests doivent être
effectués « à l’aveugle », c’est-à-dire que les dégustateurs ne doivent pas connaître l’identité
des échantillons témoins ou potentiellement altérés.
Le seuil de non-altération peut être défini comme étant le point auquel un nombre représentatif
d’échantillons de la zone polluée ne sont pas plus altérés qu’un nombre égal d’échantillo ns
prélevés d’une zone témoin voisine ou d’un point de vente à l’extérieur de la zone du
déversement. Cette approche tient compte des variations possibles entre les dégustateurs et les
consommateurs individuels et du fait que, dans une population quelconque, l’altératio n
organoleptique d’échantillons peut être due à des raisons autres qu’un déversement
d’hydrocarbures. L’assurance que les poissons ou coquillages et crustacés sont propres et aptes
à la consommation s’acquiert par une série chronologique adéquate de données de suivi indiqua nt
une réduction progressive de l’altération organoleptique à la suite d’un déversement
d’hydrocarbures.
I.6.9.4 Analyse chimique
L’analyse organoleptique peut être un outil de dépistage utile. Cependant, en raison du manque
de groupes de dégustation entraînés, de la plus grande accessibilité et du coût inférieur des
techniques analytiques, ainsi que de l’adoption de normes de sécurité sanitaire vis-à-vis des
poissons et fruits mer par de nombreuses autorités, l’analyse chimique est plus fréquemme nt
employée dans la gestion des pêcheries et de la mariculture au lendemain d’un déversement
d’hydrocarbures. Le plus souvent, l’analyse chimique des HAP est effectuée par
chromatographie en phase gazeuse associée à la spectrométrie de masse (GC-SM). Les
concentrations d’HAP sont ensuite comparées aux niveaux acceptés à l’échelle nationale ou
internationale ou aux niveaux trouvés dans des échantillons de référence prélevés au sein d’une
zone témoin locale (Serrafi, L, Sahridj, N, 2020).
Il est généralement préférable de sélectionner des échantillons de poissons et fruits de mer à
analyser, plutôt que des échantillons d’eau et de sédiment, étant donné que les organisme s
