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Pour évaluer l’impact environnemental des cages flottantes en semi-offshore Maldonado et
al. (2005) ont analysé les rejets dissous et les concentrations de la chlorophylle a autour des
fermes aquacoles installées sur le littoral espagnol avec une biomasse allant de 45 à 549
tonnes, les analyses physico-chimiques ont été réalisées avec l’auto-analyseur TRAACS2000. Les résultats ont démontré des concentrations faibles de chlorophylle a avec un
maximum de 1.6 μg/g de sédiment sec, une concentration de phosphore maximale de 0.4
μM, 0.4 μM de nitrite et 3 µM de nitrates. Les auteurs suggèrent que les fermes aquacoles
de taille moyenne situées sur les zones semi-exposées de la Méditerranée occidentale ont
moins d’impact environnemental que les fermes traditionnelles localisées dans des sites
peu profonds et abrités (Maldonado et al., 2005).
Schaanning et Hansen (2005) ont testé l’efficacité des électrodes de mesure dans
l’estimation de l’impact environnemental des cages flottantes sur le sédiment, ces
électrodes ont été installées pendant 15 ans pour mesurer le pH et le potentiel redox.
L’expérience a été réalisée autour de 31 fermes aquacoles installées sur le littoral
norvégien, les auteurs ont également mesuré la vitesse du courant, le carbone total et
organique, l’azote, le phosphore, le zinc, le cuivre ainsi que l’alcalinité. Les résultats du
potentiel redox variaient de -204 à 204 mV, le pH de 5.47 à 8.02, alors que les
concentrations maximales d’azote et de phosphore étaient de 28.7 et 83 mg/g
respectivement. Les auteurs affirment que l’impact environnemental des fermes aquacoles
varie en fonction du temps et de la biomasse, et que les vitesses du courant ainsi que
l’espace entre les cages et le fond permettent d’augmenter la dispersion horizontale des
rejets, et donc de réduire la sédimentation des matières organiques (Schaanning & Hansen,
2005).
Mantzavrakos et al. (2007) ont évalué l’impact environnemental sur la colonne d’eau et le
sédiment d’une ferme d’élevage offshore de daurade et de loup située dans l’île Plateiá en
Grèce avec une production annuelle de 350-400 tonnes. L’analyse a été réalisée en utilisant
les méthodes standards pour mesurer les concentrations d’azote et de phosphore. Pour 800
tonnes d’aliment distribué par an, les MES fluctuaient entre 43 et 57 mg/l, les
concentrations des rejets diminuent graduellement en allant des cages vers le large. Les
auteurs affirment que les rejets croient considérablement en été à cause de la demande
élevée des produits de la mer qui augmente les quantités d’aliment distribué et aussi à
cause des hausses de températures qui amplifient le métabolisme des poissons
(Mantzavrakos et al., 2007).
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