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2 CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTERATURE
2.1 Etudes expérimentales
Le développement de l’aquaculture n’aurait pas été possible sans l’évolution de
l’ingénierie aquacole, cette science regroupe des disciplines scientifiques, techniques et
économiques qui inter-réagissent pour concevoir un projet aquacole durable (Lekang,
2020).
2.1.1 Estimation des rejets aquacoles
Plusieurs études expérimentales ont été réalisées pour mesurer les effluents des fermes
aquacoles par la méthode directe, ces études se basent donc sur l’échantillonnage en amont
et en aval des fermes aquacoles puis sur le dosage des concentrations d’azote, du
phosphore ainsi que les MES selon des protocoles biochimiques différents.
Boujard et al. (1999) ont utilisé la méthode directe par l’analyse spectrophotométrique et la
méthode de Kjeldahl pour mesurer les rejets d’une truiticulture, avec un aliment composé
de 48 % de protéines et 20 % de lipides. Les mesures en amont et en aval des bassins
d’élevage ont permis d’analyser les quantités d’azote et de phosphore rejetés, présents en
majeure partie sous forme dissoute avec 78 % de l’azote sous forme d’azote ammoniacal et
deux tiers de phosphore sous forme d’orthophosphates (Boujard et al., 1999).
Dans le but de visualiser l’effet des macrophytes et d’un substrat artificiel dans le
traitement des effluents aquacoles, Naylor et al. (2003) ont mesuré les concentrations des
rejets issus d’une ferme aquacole d’eau douce entre mai et novembre 2001. Les rejets
assimilés par les macrophytes étaient de 505 g/m
2
pour les MES, 36.2 g/m
2
pour l’azote
total et 7.3 g/m
2
pour le phosphore (Naylor et al., 2003).
Les concentrations de l’azote issu d’une ferme aquacole située au bord de la rivière Chalk
en Angleterre (de juillet 2001 à décembre 2002) mesurées par Homewood et al. (2005) ont
démontré des concentrations de nitrates allant de 409 à 568 µM, avec des valeurs élevées
entre novembre et février, l’ammoniaque fluctuait entre 0.1 et 6.9 µM, la concentration
moyenne de l’azote organique dissous était de 60 µM. Les auteurs confirment la difficulté
des mesures et des analyses de rejets dissous par rapport à l’échantillonnage, au transport
et aux protocoles d’étude (Homewood et al., 2005).
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