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1.3 Modes et systèmes d’élevage aquacoles
En aquaculture, le mode d’élevage extensif est défini comme étant un empoissonnement
sans aucun apport de nutriment artificiel, c’est un élevage qui se réalise généralement dans
des étangs ou des grands bassins et il se base uniquement sur l’alimentation naturelle
(production primaire) (Lecomte, 1979). L’élevage en semi-extensif (aussi appelé semiintensif) se caractérise par une fertilisation de l’eau. Enfin, un élevage intensif est
techniquement contrôlé par l’Homme, c’est un élevage entièrement industrialisé (Petit,
1999). La différence entre ces modes d’élevage se traduit par la taille de la production et
donc le rendement du projet.
Les systèmes d’élevage aquacole sont classés des plus sommaires, ouvert dit classique, aux
plus élaborés en eau recirculée ou en intégration :
o le circuit ouvert : l’eau d’élevage est prélevée du milieu naturel, elle passe
par les différentes enceintes d’élevage pour être enfin restituée au milieu
naturel (Ingrand & Baumont, 2014) ;
o le circuit fermé (en eau recirculée dit RAS pour : recirculating aquaculture
system) : ce système est basé sur l’utilisation de plusieurs filtres (mécanique
et biologique), de traitement UV (ultra-violet) ainsi qu’un apport d’oxygène
et donc une réutilisation partielle de l’eau (Bregnballe, 2010). Il a été
développé surtout pour satisfaire les exigences thermiques en climat
tempéré (Naylor et al., 2000) ; c’est particulièrement le cas le long des côtes
méditerranéennes (Olesen et al., 2011) ;
o l’élevage en polyculture (IMTA pour : Integrated Multi-Trofic
Aquaculture) : il a été proposé pour résoudre les problèmes des méthodes
antécédentes. Il s’agit d’un élevage de plusieurs espèces différentes telles
que des poissons et/ou des algues et /ou des mollusques dans lequel chaque
espèce tire profit de l’autre, évoquée la première fois par Buschmann et al.
(Buschmann et al., 1996).
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