CHAPITRE III
78
indiqué une amélioration des indices de croissance à des ratios C/N de 20 et 25 par rapport à un
ratio C/N de 15 dans l’élevage de carassin doré (Carassius auratus). De même, Minabi et al.
(2020) ont constaté qu'un rapport C/N de 19 semble offrir une meilleure croissance chez les
juvéniles de carpe commune élevés en système BFT par rapport aux ratios C/N de 11, 15 et 23.
L'optimisation du meilleur rapport C/N pour le bon développement des poissons dans les
systèmes BFT reste encore sujette à discussion. Cette étude a montré qu'il est possible de réduire
le rapport C/N jusqu’à 14, sans avoir un effet négatif sur la qualité de l'eau et la croissance des
juvéniles du tilapia.
3.3. Activité enzymatique
Les enzymes digestives jouent un rôle clé dans le processus d’assimilation des nutriments, leurs
activités étant un indicateur de la capacité de digestion et d’absorption, et elles ont un impact
direct sur la croissance des poissons (Jiang et al., 2015).
L’analyse de l’activité enzymatique dans le système digestif des tilapias montre que l’activité
des protéases est nettement plus élevée dans le tube digestif par rapport au foie. Ces résultats
sont cohérents avec les travaux précédents menés sur le tilapia, qui indiquent une activité plus
élevée des protéases dans l’intestin par rapport au foie (Chakrabarti et al., 1995; Klahan et al.,
2009; Lin et al., 2010). L’activité de l’alpha amylase était comparable dans le tube digestif et
le foie, indiquant une contribution plus importante du foie dans le processus de digestion des
glucides par rapport aux protéines. Des études antérieures sur les tilapias ont également constaté
une activité plus élevée de l'amylase dans la partie intestinale par rapport au foie (Chakrabarti
et al., 1995; Lin et al., 2010). Par ailleurs, l’étude réalisée par Klahan et al. (2009), sur
l’évolution de la localisation de l’activité enzymatique chez le tilapia a révélé une activité plus
élevée de l'amylase dans le foie que dans l'intestin.
Plusieurs études antérieures ont investigué la contribution du biofloc dans la stimulation de
l'activité des enzymes digestives chez les poissons (Liu et al., 2018; Luo et al., 2014; Sontakke
et al., 2021; Yu et al., 2020) et les crevettes (Anand et al., 2014; Cardona et al., 2016; Wang et
al., 2016; Xu et al., 2013). De manière générale, une augmentation de l'activité des enzymes
digestives est associée à une amélioration de la croissance et de la conversion alimentaire. Cette
stimulation enzymatique peut être attribuée à la contribution des enzymes extracellulaires
libérées par les microorganismes présents dans le floc, ainsi qu'aux enzymes endogènes
stimulées par certains éléments bioactifs contenus dans le biofloc (Xu et al., 2013; Wang et al.,
2016).
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indiqué une amélioration des indices de croissance à des ratios C/N de 20 et 25 par rapport à un
ratio C/N de 15 dans l’élevage de carassin doré (Carassius auratus). De même, Minabi et al.
(2020) ont constaté qu'un rapport C/N de 19 semble offrir une meilleure croissance chez les
juvéniles de carpe commune élevés en système BFT par rapport aux ratios C/N de 11, 15 et 23.
L'optimisation du meilleur rapport C/N pour le bon développement des poissons dans les
systèmes BFT reste encore sujette à discussion. Cette étude a montré qu'il est possible de réduire
le rapport C/N jusqu’à 14, sans avoir un effet négatif sur la qualité de l'eau et la croissance des
juvéniles du tilapia.
3.3. Activité enzymatique
Les enzymes digestives jouent un rôle clé dans le processus d’assimilation des nutriments, leurs
activités étant un indicateur de la capacité de digestion et d’absorption, et elles ont un impact
direct sur la croissance des poissons (Jiang et al., 2015).
L’analyse de l’activité enzymatique dans le système digestif des tilapias montre que l’activité
des protéases est nettement plus élevée dans le tube digestif par rapport au foie. Ces résultats
sont cohérents avec les travaux précédents menés sur le tilapia, qui indiquent une activité plus
élevée des protéases dans l’intestin par rapport au foie (Chakrabarti et al., 1995; Klahan et al.,
2009; Lin et al., 2010). L’activité de l’alpha amylase était comparable dans le tube digestif et
le foie, indiquant une contribution plus importante du foie dans le processus de digestion des
glucides par rapport aux protéines. Des études antérieures sur les tilapias ont également constaté
une activité plus élevée de l'amylase dans la partie intestinale par rapport au foie (Chakrabarti
et al., 1995; Lin et al., 2010). Par ailleurs, l’étude réalisée par Klahan et al. (2009), sur
l’évolution de la localisation de l’activité enzymatique chez le tilapia a révélé une activité plus
élevée de l'amylase dans le foie que dans l'intestin.
Plusieurs études antérieures ont investigué la contribution du biofloc dans la stimulation de
l'activité des enzymes digestives chez les poissons (Liu et al., 2018; Luo et al., 2014; Sontakke
et al., 2021; Yu et al., 2020) et les crevettes (Anand et al., 2014; Cardona et al., 2016; Wang et
al., 2016; Xu et al., 2013). De manière générale, une augmentation de l'activité des enzymes
digestives est associée à une amélioration de la croissance et de la conversion alimentaire. Cette
stimulation enzymatique peut être attribuée à la contribution des enzymes extracellulaires
libérées par les microorganismes présents dans le floc, ainsi qu'aux enzymes endogènes
stimulées par certains éléments bioactifs contenus dans le biofloc (Xu et al., 2013; Wang et al.,
2016).
