INTRODUCTION
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Introduction
La production mondiale de la pêche a connu une stagnation depuis 2 décennies (FAO, 2022), à
cause de la limite des stocks halieutiques dans le milieu naturel. L’aquaculture qui représente
une alternative pour l’approvisionnement de la population mondiale croissante, elle a connu
une croissance continue, avec un taux annuel moyen de croissance de 5 % entre 1994 et 2015.
La production aquacole mondiale d’espèces animales a progressé de 2,7 % en 2020 par rapport
à 2019 (FAO, 2022).
En Algérie, la production aquacole reste relativement faible, représentant seulement 5.2% de la
production halieutique en 2021, malgré l’augmentation de la production au cours de ces
dernières années, atteignant 5367 tonnes en 2020 (ONS, 2022). Le ministère de la pêche a
élaboré un plan ambitieux visant à promouvoir le développement de l'aquaculture. Ce
programme met l'accent sur la promotion de la pisciculture marine en cages flottante, la pêche
continentale et la pisciculture intégrée à l’agriculture (MPRH, 2014). Le tilapia, un poisson des
eaux chaudes introduite en Algérie depuis 2002 (Seridi, 2011), représente un excellent candidat
pour l’aquaculture continentale par sa croissance rapide, son adaptation à l’élevage à haute
densité, sa résistance aux pathologies, son régime alimentaire omnivore et son faible coût de
production (Prabu et al., 2019).
Les régions du sud de l'Algérie ont un climat favorable à l’élevage des espèces des eaux
chaudes, et ces zones disposent d'importantes ressources en eaux souterraines qui peuvent être
valorisées en aquaculture. Cependant, une grande partie de cette ressource est constituée
d’aquifères fossiles non renouvelables (Saker & Bouhoun, 2007), et son exploitation nécessite
une gestion rationnelle et judicieuse pour un développement durable de l'aquaculture.
Les fermes aquacoles traditionnelles fonctionnant en systèmes ouverts requièrent un
renouvellement important de l'eau et génèrent de grandes quantités de déchets qui sont rejetées
directement dans l'environnement extérieur, ce qui est encore amplifiée par la tendance
mondiale à l'intensification de la production aquacole (Edwards, 2015). Les rejets piscicoles
sont constitués de rejets particulaires (aliments non consommés et matières fécales) et les
déchets solubles (ammoniac, nitrites, nitrates et phosphore) (Miller & Semmens, 2002).
La gestion conventionnelle des déchets dans les systèmes de production aquacoles est basée sur
le traitement des effluents en aval de l'unité d’élevage, en utilisant des bassins de décantation
ou des systèmes de filtration mécanique et/ou biologique (Tucker et al., 2008). Cependant, ces
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Introduction
La production mondiale de la pêche a connu une stagnation depuis 2 décennies (FAO, 2022), à
cause de la limite des stocks halieutiques dans le milieu naturel. L’aquaculture qui représente
une alternative pour l’approvisionnement de la population mondiale croissante, elle a connu
une croissance continue, avec un taux annuel moyen de croissance de 5 % entre 1994 et 2015.
La production aquacole mondiale d’espèces animales a progressé de 2,7 % en 2020 par rapport
à 2019 (FAO, 2022).
En Algérie, la production aquacole reste relativement faible, représentant seulement 5.2% de la
production halieutique en 2021, malgré l’augmentation de la production au cours de ces
dernières années, atteignant 5367 tonnes en 2020 (ONS, 2022). Le ministère de la pêche a
élaboré un plan ambitieux visant à promouvoir le développement de l'aquaculture. Ce
programme met l'accent sur la promotion de la pisciculture marine en cages flottante, la pêche
continentale et la pisciculture intégrée à l’agriculture (MPRH, 2014). Le tilapia, un poisson des
eaux chaudes introduite en Algérie depuis 2002 (Seridi, 2011), représente un excellent candidat
pour l’aquaculture continentale par sa croissance rapide, son adaptation à l’élevage à haute
densité, sa résistance aux pathologies, son régime alimentaire omnivore et son faible coût de
production (Prabu et al., 2019).
Les régions du sud de l'Algérie ont un climat favorable à l’élevage des espèces des eaux
chaudes, et ces zones disposent d'importantes ressources en eaux souterraines qui peuvent être
valorisées en aquaculture. Cependant, une grande partie de cette ressource est constituée
d’aquifères fossiles non renouvelables (Saker & Bouhoun, 2007), et son exploitation nécessite
une gestion rationnelle et judicieuse pour un développement durable de l'aquaculture.
Les fermes aquacoles traditionnelles fonctionnant en systèmes ouverts requièrent un
renouvellement important de l'eau et génèrent de grandes quantités de déchets qui sont rejetées
directement dans l'environnement extérieur, ce qui est encore amplifiée par la tendance
mondiale à l'intensification de la production aquacole (Edwards, 2015). Les rejets piscicoles
sont constitués de rejets particulaires (aliments non consommés et matières fécales) et les
déchets solubles (ammoniac, nitrites, nitrates et phosphore) (Miller & Semmens, 2002).
La gestion conventionnelle des déchets dans les systèmes de production aquacoles est basée sur
le traitement des effluents en aval de l'unité d’élevage, en utilisant des bassins de décantation
ou des systèmes de filtration mécanique et/ou biologique (Tucker et al., 2008). Cependant, ces
