Chapitre II .Matériels et méthodes
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II.4.1. Croissance linéaire
Le modèle de Von Bertalanffy (1938) est largement utilisé en ichtyologie pour exprimer la
croissance des adultes d’une population donnée (Chauvet, 1986). Ce modèle est l’un des
fondements de la biologie des pêches dans la mesure où il sert à décrire la dynamique de la
population des poissons. Où ce modèle mathématique exprime la longueur en fonction de l’âge
(Sparre et Venema, 1996) et est représenté par la formule suivante :
Lt = L∞ [1 - e
-k (t - to) ]
Avec :
Lt : longueur totale (en cm) à l’instant t.
L∞ : longueur théorique maximale (en cm) ou taille asymptotique.
k : taux de croissance.
to : temps théorique où Lt = 0 cm.
II.4.1.1. Détermination des paramètres de Von Bertalanffy
La détermination des paramètres L∞, k, to est réalisée par la méthode de Ford-Walford (1946) en
utilisant le logiciel FISHPARM (Version 3.ØT) (Prager et al., 1989) sur les données d’âgelongueur du Rétrocalcul.
L’indice de performance de croissance (φ) a été calculé pour comparer nos résultats avec ceux
obtenus dans différentes régions. Il a été déterminé par la formule de (Prager et al., 1989):
φ = logk + 2logL∞.
II.4.2. Croissance relative (relation taille-poids)
L’expression mathématique de la croissance relative permet de connaître l’embonpoint des
poissons (Richter et al., 2000) et elle constitue une donnée nécessaire pour l’estimation des
biomasses des poissons et l’analyse des changements ontogénétiques (Safran, 1992) et différents
aspects de la dynamique des populations. La croissance relative s’applique dans divers domaines
de la biologie, de la physiologie, de l’écologie et dans la gestion des ressources halieutiques. Ses
variations mensuelles peuvent nous renseigner sur l’activité sexuelle, notamment sur la période
de reproduction. En sciences halieutiques, cette croissance permet d’estimer le poids à partir de
la taille (Beyer, 1991), le poids à partir de l’âge (Petrakis et Stergiou, 1995), et d’exprimer
l’équation de la croissance linéaire en croissance pondérale (Pauly, 1993). Elle permet aussi de
distinguer l’histoire de vie et la morphologie d’une espèce à une autre et entre les populations
des différents habitats et ou régions (Gonçalves et al., 1997).
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