Partie II. Etude Expérimentale
Chapitre 5. Résultats et discussion
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peuplement associé ; ces paramètres sont toujours plus élevés en présence de végétation
que sur les fonds meubles des mêmes aires non colonisées par la plante.
Les valeurs enregistrées de cet indice présentent le même ordre de grandeur que les
valeurs généralement rencontrées en Méditerranée pour Cymodocea nodosa : entre 633 ±
75 et 704 ± 146 (Sghaier, 2013) en Tunisie, et entre 493 ± 118 et 450 ± 184 (Boutahar et
al., 2022) au Maroc. Guidetti et Bussotti ont pour leur part enregistré des valeurs
maximales en été (1776.09 ± 26.2) et minimales en hiver (954. ± 7.0) dans le golfe d’Olbia
(Italie).
5. 1. 2. Paramètres de phénologie
5. 1. 2. 1. Nombre de feuilles par faisceau
Le nombre de feuilles globales et le nombre de feuilles indifférenciées par faisceau n’ont
pas montré de différence entre les deux sites d’étude. En revanche, le nombre de feuilles
différenciées présente une différence significative entre l’anse de Kouali et Bou Ismaïl
(p<0.01). En effet, à l’anse de Kouali, le nombre de feuilles différenciées est de
3.43 ± 0.48 alors qu’à Bou Ismaïl il est de 2.84 ± 0.54 (Tableau 2), différence qui ne s’est
pas répercutée sur le nombre de feuilles globales. Cette différence pourrait s’expliquer par
la prédominance d’un type d’axe dans les faisceaux récoltés ainsi que leur âge. Le
fonctionnement des apex est différent selon que les axes soient principaux ou latéraux : les
axes à croissance plagiotrope montrent des séries successives d’entre-nœuds très courts de
1 a 2 mm et d’entre-nœuds longs de 3 mm à plusieurs centimètres (maximum observé : 7
cm). Les axes orthotropes, âgés d’un an et plus, présentent des séries d’entre-nœuds courts
et des séries d’entre nœuds un peu plus longs (2 à 3 mm), soit beaucoup plus longs
(jusqu’à 35 mm) (Caye, 1989) (Chapitre 2). Les résultats de cet auteur laissent supposer
que le nombre de feuilles portées par un axe plagiotrope est supérieur à celui porté par un
axe orthotrope (et inversement pour la longueur). De plus, lorsqu’un nombre de feuilles
diminue, cela pourrait être dû à un mécanisme de coadaptation pour maximiser la capture
de la lumière et éviter l’auto-ombrage au sein de l’herbier, comme le suggèrent Ralph et
al. (2007). Cette tendance a été observée dans des sites impactés avec de faibles niveaux
de lumière (Papathanasiou et al., 2015). Or, nos deux sites d’études semblent exposés à
une luminosité suffisante.
Chapitre 5. Résultats et discussion
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peuplement associé ; ces paramètres sont toujours plus élevés en présence de végétation
que sur les fonds meubles des mêmes aires non colonisées par la plante.
Les valeurs enregistrées de cet indice présentent le même ordre de grandeur que les
valeurs généralement rencontrées en Méditerranée pour Cymodocea nodosa : entre 633 ±
75 et 704 ± 146 (Sghaier, 2013) en Tunisie, et entre 493 ± 118 et 450 ± 184 (Boutahar et
al., 2022) au Maroc. Guidetti et Bussotti ont pour leur part enregistré des valeurs
maximales en été (1776.09 ± 26.2) et minimales en hiver (954. ± 7.0) dans le golfe d’Olbia
(Italie).
5. 1. 2. Paramètres de phénologie
5. 1. 2. 1. Nombre de feuilles par faisceau
Le nombre de feuilles globales et le nombre de feuilles indifférenciées par faisceau n’ont
pas montré de différence entre les deux sites d’étude. En revanche, le nombre de feuilles
différenciées présente une différence significative entre l’anse de Kouali et Bou Ismaïl
(p<0.01). En effet, à l’anse de Kouali, le nombre de feuilles différenciées est de
3.43 ± 0.48 alors qu’à Bou Ismaïl il est de 2.84 ± 0.54 (Tableau 2), différence qui ne s’est
pas répercutée sur le nombre de feuilles globales. Cette différence pourrait s’expliquer par
la prédominance d’un type d’axe dans les faisceaux récoltés ainsi que leur âge. Le
fonctionnement des apex est différent selon que les axes soient principaux ou latéraux : les
axes à croissance plagiotrope montrent des séries successives d’entre-nœuds très courts de
1 a 2 mm et d’entre-nœuds longs de 3 mm à plusieurs centimètres (maximum observé : 7
cm). Les axes orthotropes, âgés d’un an et plus, présentent des séries d’entre-nœuds courts
et des séries d’entre nœuds un peu plus longs (2 à 3 mm), soit beaucoup plus longs
(jusqu’à 35 mm) (Caye, 1989) (Chapitre 2). Les résultats de cet auteur laissent supposer
que le nombre de feuilles portées par un axe plagiotrope est supérieur à celui porté par un
axe orthotrope (et inversement pour la longueur). De plus, lorsqu’un nombre de feuilles
diminue, cela pourrait être dû à un mécanisme de coadaptation pour maximiser la capture
de la lumière et éviter l’auto-ombrage au sein de l’herbier, comme le suggèrent Ralph et
al. (2007). Cette tendance a été observée dans des sites impactés avec de faibles niveaux
de lumière (Papathanasiou et al., 2015). Or, nos deux sites d’études semblent exposés à
une luminosité suffisante.
