Partie II. Etude Expérimentale
Chapitre 5. Résultats et discussion
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5. 1. 1. Densité
Les densités prises en ligne de compte sont celles mesurées à l’anse de Kouali le
29.04.2023 et à Bou Ismaïl le 22.03.2023. Bien que le nombre de mesures effectuées soit
limité -le travail a été réalisé uniquement en saison printanière dans les deux sites-, le
paramètre de densité reste particulièrement intéressant et demeure constant tout au long de
l'année ; il dépend peu de la période à laquelle il est réalisé (Caye, 1982 ; PNUECAR/ASP, 2001).
Les résultats de l’analyse statistique indiquent une différence significative (p <0,05) des
densités entre les deux sites. La densité moyenne observée à Bou Ismaïl (977.5 ± 152,26
faisceaux/m²) est supérieure à celle de l’anse de Kouali (732.5 ± 95,90 faisceaux/m²)
(Tableau 2).
La valeur de densité plus importante à Bou Ismaïl peut s’expliquer par le fait que les
conditions d’hydrodynamisme sont différentes entre les deux sites. En effet, alors que
l’anse de Kouali est une anse, son herbier est par conséquent beaucoup plus abrité que
celui de Bou Ismaïl. Cela peut influencer également la dispersion des graines, car les
courants dans le deuxième site sont plus forts et plus favorables à la pollinisation
hydrophile et à la dispersion des graines.
La germination des graines, même si elle se reproduit chaque année dans les herbiers de
Cymodocea nodosa (Buia et Mazzella, 1991 ; Mazzella et al., 1993 ; Terrados, 1993), elle
peut ne cependant pas contribuer de manière significative au recrutement réussi de
nouveaux faisceaux dans le processus dynamique de cet herbier (Cancemi et al., 2002),
car il peut y avoir un nombre élevé de graines non germées à l’anse de Kouali.
La densité des faisceaux est une mesure importante pour évaluer le stress dans les zones
côtières, comme l'ont souligné les études de Tuya et al. (2014) et de Fabbri et al. (2015).
Cependant, d'autres chercheurs ont suggéré que ce paramètre seul pourrait ne pas être
suffisant. Ils ont proposé d'autres descripteurs, tels que l’asymétrie de la taille des feuilles
(Orfanidis et al., 2007, 2010 ; Orlando-Bonaca et al., 2015) ou des mesures associées
telles que le rapport poids des racines et la charge en épiphytes (Oliva et al., 2012). Ces
mesures complémentaires permettraient d'obtenir une image plus complète de la santé de
l'herbier marin. Par ailleurs, Giangrande et Gambi (1986) expliquent qu’aux densités plus
élevées correspondent une plus grande richesse spécifique, abondance et diversité du
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Etude des caractéristiques structurelles de Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (1870) dans la baie de Bou Ismaïl - 46/71

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