Partie II. Etude Expérimentale
Chapitre 5. Résultats et discussion
33
Les valeurs du nombre de feuilles par faisceau enregistrées dans ce travail semblent
concorder avec celles enregistrées dans l’étude de Boutahar et al. (2022). : 4.7 ± 1.2 pour
les feuilles globales, 2.7 ± 0.7 pour les feuilles différenciées et 2.0 ± 0.8 pour les feuilles
indifférenciées. Signalons que le nombre de feuilles maximal retrouvé sur un faisceau est
de 7 à l’anse de Kouali.
5. 1. 2. 2. Longueur des feuilles
La longueur des feuilles globales et celle des feuilles indifférenciées n’ont pas montré de
différence entre les deux sites de ce travail. Par contre les feuilles différenciées présentent
une différence significative entre l’anse de Kouali qui enregistre la valeur de 10.4 ± 0.45
cm et Bou Ismaïl où la valeur de 14.01 ± 0.71 cm a été obtenue (p<0.001) (Tableau 2).
C’est cette même catégorie de feuilles par faisceau qui a présenté une différence
significative lors du calcul du nombre. A Bou Ismaïl qui présente des feuilles
différenciées plus longues, le mécanisme de coadaptation pour maximiser la capture de la
lumière et éviter l’auto-ombrage au sein de l’herbier (Ralph et al., 2007) pourrait
constituer une réponse à cet état de fait. Ces observations mettent en évidence la plasticité
phénotypique de cette espèce, c'est-à-dire sa capacité à ajuster ses caractéristiques en
réponse aux conditions environnementales. A signaler que la période de notre
échantillonnage est la plus favorable à la croissance. Par ailleurs, la feuille la plus longue
a mesuré 30.90 cm à Bou Ismaïl.
5. 1. 2. 3. Largeur des feuilles
Les données des largeurs des feuilles (globales) montrent une différence significative
(p < 0,05) entre les deux sites. La moyenne de la largeur du limbe à l’anse de Kouali est
de 2.00 ± 0,17 mm, tandis qu’elle est de 1,90 ± 0,21 mm à Bou Ismaïl (Tableau 2). Ces
résultats indiquent que les feuilles de l’anse de Kouali seraient plus larges que celles de
Bou Ismaïl.
Les valeurs enregistrées semblent légèrement plus faibles que celles enregistrées par
Boutahar et al. (2022) au Maroc : 2.7 ± 0.8 mm et 2.5 ± 0.6 mm. Sghaier (2013) enregistre
des valeurs de 2.3 ± 0.2 en février et 4.6 ± 0.6 en juillet en Tunisie.
Précédent

Etude des caractéristiques structurelles de Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (1870) dans la baie de Bou Ismaïl - 48/71

Suivant